The Family Trade et The Hidden Family, de Charles Stross.

mars 19, 2010

Je vous avais déjà parlé de Charles Stross, découvert avec le remarquable Halting State. Ayant fait le tour du reste de ses écrits, je me suis donc lancé dans la dernière des séries de cet auteur : celle des princes marchands. Le postulat de départ n’est pas d’une originalité inouïe, il rappelle même très fort Ambre : une famille possède le don de changer de monde, entre notre monde et un monde médiévalisant. Là où, dès le départ, Stross se distingue, c’est dans son approche de la question en général, et son héroïne en particulier (attention, petits spoilers) : la famille en question vit en faisant du trafic de cocaïne (parce qu’éviter les douanes en passant par un autre monde, c’est pratique et très sur, même si c’est lent), avec une ouverture d’esprit de mafieux paranos élevés dans un monde renaissance ; l’héroïne à grandit dans notre monde, est une adulte indépendante et gagne sa vie comme journaliste d’investigation dans les nouvelles technologies, et elle n’a aucune intention de perdre son indépendance ou de se faire mener en bateau. Vous imaginez bien que la confrontation des deux ne va pas être de tout repos. Comme souvent avec Stross, on ne lésine pas sur le scénario, les surprises, les retournements et les chocs, et tant mieux, même si parfois, on pourrait apprécier de prendre plus son temps avec les personnages ou les situations. Mais si on apprécie que ça bouge et qu’on reste concentrés, c’est bien. Je chronique ces deux tomes ensemble parce qu’à mon sens, ils forment une vraie unité qui voit la résolution des premières grandes questions posées, ce qui n’est pas vraiment le cas à l’issue du premier tome. On pourra reprocher un point de vue très pro-technologie, voire pro-capitaliste, mais on a du même coup un vrai traitement des inégalités sociales et genrées dans les sociétés médiévales et victoriennes, et de vrais contenus sur le développement des sociétés. Bref, sur une base qui peut sembler classique, en fait plutôt non : des romans denses et assez originaux.

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2 Responses to “The Family Trade et The Hidden Family, de Charles Stross.”

  1. François Says:

    Quel dommage que les couvertures soient si laides!

  2. sebhovart Says:

    Alors oui, les couvertures, dans la version kitsch, c’est une catastrophe. Mais il en existe une seconde série, beaucoup plus sobre, celle que j’ai mis en illustration pour The Clan Corporate, et tous les tomes ont un motif géométrique de ce genre sur fond d’un seul ton. C’est nettement mieux. Mais je mets les illustrations des éditions que j’ai…


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