Vellum, de Hal Duncan.

février 15, 2011

On me le conseillait depuis un moment (merci Pounette) et je confirme : c’est une bonne claque. Et c’est une claque assez difficile à décrire tant c’est un roman riche, baroque et ambitieux. Flou aussi, mais c’est également un aspect que j’ai apprécié. Pour situer globalement : il s’agit d’un gros roman, construit en mosaïque dispersée, avec des morceaux qui se répondent sans que le comment soit forcément très clair, tout ça sur une thématique mythologique déroulée sur de nombreuses époques : contemporaine, première guerre mondiale, futuriste proche, antiquité (la plus haute). On pourrait donc dire que c’est du fantastique contemporain, mais c’est plus mythologique qu’autre chose, avec un éclairage de style fantastique contemporain, un peu à la mode d’un Tim Powers. Maintenant, dans l’écriture (en Vo en tout cas), c’est très ambitieux et, à mon sens, extrêmement bien écrit. C’est bien écrit dans la musique et le rythme déjà, avec des échos de textes mythologiques permanents, mais aussi dans la construction d’ensemble puisque toutes les scènes sont prenantes et fortes émotionnellement. A l’inverse, cette intensité est possible parce que tout ce qui pourrait ressembler à une transition est simplement absent, et qu’on passe d’une époque et d’une scène à l’autre directement. Du coup, oui, c’est franchement déroutant, et ce sera sans doute une torture si vous essayez de suivre en permanence le pourquoi et le comment des enchainements et de la structure de l’ensemble. L’effet produit est assez impressionniste, brossant un tableau d’ensemble par touches dissociées mais faisant écho les unes aux autres. En ce qui me concerne, ça fonctionne vraiment très très bien, autant sur la forme, dont le coté littéraire et ambitieux me séduit, que sur le fonds, dont l’argument scénaristique et l’érudition mythologique s’articulent très bien. A essayer si ce genre de choses vous tentent et si vous avez un peu de courage. Je vous en reparlerais de toutes façons avec la suite, qui est en fait la seconde moitié : Ink.

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3 Responses to “Vellum, de Hal Duncan.”

  1. François Says:

    Je viens d’arriver au bout de Vellum. J’ai aussi trouvé très bien, quoique, effectivement, ce ne soit pas une lecture reposante. Mais c’est très bien écrit, et de ce que je peux en juger, très bien traduit (on me l’a offert en français). C’est vrai que c’est difficile à décrire, mais très riche et donnant envie de s’y replonger.

    Par contre, là, je fais une pause avant d’attaquer Ink.

    • SEb. Says:

      Je comprends tout à fait que tu fasses une pause, ça me semble très adapté 😉 Par contre, pour moi qui oublie vite les détails, ça pose toujours la question de garder assez en tête pour profiter pleinement de la suite 😛

      • François Says:

        C’est aussi ma crainte. Ceci étant, j’ai déjà perdu des détails en cours de route de ce premier tome et, comme tu le dis, il faut un peu lâcher prise avec ce genre de bouquin.


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