Principe de précaution, de Matthieu Jung.

avril 19, 2011

Je précise tout de suite : il s’agit d’un roman et pas du tout d’un essai concernant le principe de précaution. Et, accessoirement, d’un roman qui parle effectivement de la société actuelle et de ses dérives plus ou moins schizophrènes, mais pas uniquement du principe de précaution, si ce n’est avec une interprétation assez particulière (et amusante, qui justifie le titre du roman sans forcément en donner une idée juste ceci étant). On suit en fait la vie et les interrogations, angoisses et difficultés quotidiennes d’un cadre financier, père de famille parisien. Et ce n’est pas complètement joyeux, puisqu’il s’angoisse beaucoup d’un peu tout, et particulièrement de la bêtise d’un de ses collègues de travail, gros lourd expansif et faussement amical. La tension monte, et s’ajoute le fait qu’il n’arrive plus à communiquer avec son fils adolescent, et pas tellement avec sa femme non plus. Bref, une vie quotidienne déprimante principalement par sa normalité, racontée de prêt et de manière prenante. Parce que oui, je me suis vraiment laissé prendre : c’est bien écrit, fin et stressant, et, bonne nouvelle, ça va quelque part, avec une vraie fin, acide et cruelle, comme l’ensemble du roman.

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