Better than sex. De Hunter S. Thompson.

avril 17, 2012

Comme La chasse au grand requin blanc le faisait pour l’élection de Nixon, Better than Sex est le récit de la campagne américaine de 92, qui vit l’élection de Clinton, par les yeux de Thompson. Et Thompson la suivit, en partie contre son gré, en participant, comme il le fit toujours. Bon, soyons honnêtes, c’est pas mal bordélique et décousu. Plus que d’habitude avec Thompson, j’entends. Au point de n’en être pas très facile à suivre. Vous êtes prévenu, si vous voulez quelque chose de strcturé et qui se lit de manière un peu suivi, c’est pas le bon endroit. On alterne vrais textes, faxs hallucinés, collages et remarques en vrac. Maintenant, ce n’est pas dépourvu d’intérêt si on supporte la forme. D’une part parce que la forme elle-même raconte justement ce déroulement de campagne chaotique et décousu, en brosse par sa forme même un tableau qui a du sens. Et d’autre part parce qu’au milieu de ce bordel jaillissent des éclairs remarquables de lucidité, des clés de lecture de la politique et de ses acteurs, au dela de cette campagne même, qui méritent à eux seuls la lecture. La description des grands acteurs des campagnes électorales comme des junkies en manque est par exemple extrêmement convaincante et donne un éclairage tout autre à toute campagne électorale. Bref, c’est du Thompson, toujours aussi brillant mais pas mal plus bordélique que dans d’autres de ses écrits.

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