Codex Alera (6 tomes), de Jim Butcher.

août 16, 2012

Si Jim Butcher s’est lancé dans cette série sur la base d’un défi idiot (mais drôle, puisqu’il s’agissait de méler La légion perdue avec Pokémon), il réussit à tisser une fresque certes de facture franchement classique, mais tout à fait efficace et avec des scénarios solides. Alera est un continent (ou presque) peuplé d’humains de tradition romaine, à peu de choses prêt, mais capables de manipuler des esprits des forces élémentaires : les furies. celles-ci leur confèrent des super-pouvoirs ou se manifestent sous une forme sensiblement équivalente à des sorts magiques traditionnels. Partant de là, le premier livre nous met dans les pas de Tavi, un jeune apprenti berger d’une vallée reculée dépourvu de furies. Il va se trouver pris dans une guerre de frontières consécutives de maneuvres politiques mesquines et reltivement élaborées dont on découvrira progressivement les liens avec les luttes pour le pouvoir impérial, l’Empereur étant agé et sans descendants depuis que son fils a été tué dans une guerre de frontières sensiblement similaire à celle en cours. Tavi est un personnage sympathique et efficace qui compte sur son intelligence et son courage, faute de magie, et les autres personnages de la série sont également agréables et plutôt bien construits, avec suffisamment de profondeur pour justifier des questionnements malins et des échanges sociaux et politiques prenants. Butcher garde cette capacité à donner du rythme, à créer du suspense et finir en général en trombe, tout en traitant plusieurs personnages et sous-trames en parrallèle, ce qui est du coup fort agréable et prenant à lire. Toute la série est ensuite du même tonneau, efficace et agréable, avec suffisamment de surprises de formes et de rebondissements pour faire pardonner la trame de fond très très typique du méiéval-fantastique. On notera cependant une tendance à la militarisation croissante de l’ensemble, qui n’est certes pas ce qui m’a fait le plus plaisir, mais qui arrive à fonctionner cependant en ne prenant pas trop le pas sur les imbroglios politiques présidant aux opérations militaires en question. Sans spoiler, uniquement en regardant les titres, vous vous doutez bien que Tavi va monter progressivement en grade, et que tout celà va aller vers une conclusion dûment cataclysmique. Je regretterais simplement que l’épilogue ne soit pas plus long et plus soigné tant, après six tomes, j’aurais aimé avoir un peu plus de détails sur la mise au vert de chacun de personnages importants. Rien de grave cependant. Pour conclure, je cherchais en commençant cette série une pure distraction, et j’en ai été parfaitement satisfait. Elle n’a pas l’ampleur et la finesse de Dresden Files, mais elle fonctionne bien, elle est bouclée, et elle se lit très facilement. Le début existant en français, vous pouvez y gouter, vous serez fixé dès la fin du premier tome quant à savoir si c’est pour vous ou non.

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