The winner effect, de Ian Robertson.

mai 29, 2013

290513_Winner_effect

Si son titre et son sous-titre peuvent faire penser à un manuel pour jeunes winners décomplexés, ce n’est pas du tout le cas, et c’est même tout le contraire : il s’agit d’un excellent ouvrage de vulgarisation sur le fonctionnement cérébral, hormonal et psychlogique face au pouvoir et aux relations de pouvoir. C’est un vrai ouvrage de vulgarisation en ce sens que, plutôt que de pérorer et donner son point de vue uniquement, l’auteur présente spécifiquement de nombreux résultats de recherche, en en expliquant d’ailleurs les méthodologies de manière très abordable. Et c’est un excellent travail de vulgarisation au sens où l’auteur réussit à contruire ses chapitres avec un fil rouge narratif solide et prenant : partant d’une question, il y répond étape par étape, chaque étape correspondant à un résultat, une découverte, et l’ensemble de ces résultats permettant de répondre à la question, simple et contextualisée, du début de chapitre. Et, et c’est en celà que je vous recommande très fort cet essai, le contenu est encore meilleur que la forme. En effet, on explore ce qui fait que l’on veut gagner, que l’on veut le pouvoir, ce qu’il apporte, psychiquement mais aussi physiquement, et surtout tous les biais qu’il introduit, et les changements qu’il amène à ceux qui l’ont. Et tout celà est abordé avec beaucoup de finesse en ce sens qu’on mèle des résultats de neuroscience, de médecine et de psychologie, sans jamais virer dans le déterminisme ou le scientismes et donc en conservant à l’environnement et aux variatons individuelles leur vraie place. Tout ce qui est raconté est non seulement passionnant par nature, c’est aussi extrêmement éclairant sur beaucoup de comportements et phénomènes, de notre propre comportement individuel à des questions relationnelles et des questions très largement politiques (et ça ne fait que renforcer mes convictions libertaires, soit dit en passant, voire confirmer scientifiquement des conclusions d’auteurs bien plus anciens), et du coup pas forcément réjouissant même si, comme toujours, le fait de comprendre ouvre des perspectives d’amélioration et de gestion plus intelligente d’un certain nombre de choses. Vous l’aurez compris, je suis conquis, à tous niveaux, et je vous invite très fortement à le lire, quitte à attendre sa sortie en français (pour laquelle je croise les doigts tant il mérite une large diffusion).

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One Response to “The winner effect, de Ian Robertson.”

  1. François Says:

    J’avais déjà lu un résumé à propos de recherches à ce sujet, mais c’est bien tentant.


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