Words of Radiance, de Brandon Sanderson

mai 16, 2014

160514_Words_radiance

Dans la famille des grosses séries dont on oublie la moitié des protagonistes en attendant la sortie du tome suivant, je vous présente donc The Stormlight Archives. J’avais vraiment aimé le premier tome, avec un monde original et varié, et surtout des personnages forts, marquants et émouvants. Qu’on retrouve donc, et finalement sans grande difficulté tant ils sont, sans être simplistes ou caricaturaux, archétypaux. On est dans du Brandon Sanderson, et plus largement dans de la fantasy, donc vous vous doutez bien que, globalement, la fin du monde va arriver et que ce sera le retour des forces maléfiques. Il se trouve que ce tome se termine sur le coup d’envoi de la fin du monde donc. C’est-à-dire après plus de deux mille pages, et pour autant, en pratique, ça ne me pose pas de problème. Parce que d’une part la construction du monde et de la menace ne sont pas du tout aussi caricaturales qu’on pourrait croire, et surtout parce que, comme pendant le premier tome, les personnages sont vraiment très réussis et ce qui les anime importe. C’est sans doute ce que je trouve de meilleur ici de la part de Sanderson : il prend le temps de construire des personnages complexes et attachants, et leur caractère, leurs émotions, à une importance directe et cruciale sur ce qu’ils vont devenir et quels pouvoirs ils vont pouvoir manipuler. Oui, parce que comme dans chaque Sanderson, les personnages redécouvrent une forme de magie oubliée (mais très cohérente et logique, et avec un tableau récapitulatif digne des meilleurs jeux de rôle en annexe). Et je commençais à trouver ça un peu répétitif et formulaïque jusqu’à ce que j’apprenne qu’en fait, tous ces mondes font partie du même multivers et que tout ça doit un jour ou l’autre s’assembler de manière cohérente. J’attends ben sur la suite, mais je pense pouvoir dire quand même que c’est une vraie bonne série de fantasy (de fantasy un peu bizarre, certes, mais en général en bien), de grande ampleur et avec les atouts habituels de Sanderson (dont le fait d’avoir des personnages féminins forts et autonomes, et même dans le cas présent un monde où le sexisme prends des formes exotiques qui ne peuvent que rendre évident son absurdité général, sans avoir l’air d’y toucher).

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