Necroville, de Ian McDonald

novembre 4, 2014

021114_Necroville

Ian McDonald est un auteur que j’aime habituellement beaucoup, mais je dois avouer que j’ai eu plutôt du mal avec ce bouquin-là. Surtout pour des raisons stylistiques, finalement. J’ai trouvé la construction kaléidoscopique un peu trop confuse et partant dans tous les sens, et surtout l’écriture très hachée et difficile à lire de manière fluide. Non que ce soit inintéressant d’un point de vue littéraire, ni en termes de cohérence avec le propos, mais j’ai ramé sur la longueur, ça m’a empéché de plonger vraiment dans le récit. Ce qui est dommage parce que ceci étant, le propos de fond est très intéressant et très riche. L’idée est que, grace à la nanotechnologie, les morts peuvent être ramenés à la vie, mais ils n’ont alors plus de statut légal, ils n’existent officiellement plus mais doivent travailler pour rembourser la corporation détentrice de la technologie en question, au noir, dans un statut hypocrite et semi-officiel. Et la nuit, ils rentrent dans les nécrovilles. Et ils sont immortels. Ce qui, vous l’imaginez, soulève de nombreuses questions profondes, aussi bien individuelles que politiques, et McDonald s’y attaque joyeusement. Comme je le disais, un peu façon puzzle, avec beaucoup de mélanges puisqu’on suit cinq personnages, vivants et venant fêter le jour des morts dans la nécroville de Los Angeles, la première. Plein de bonnes choses, plein de bonnes idées, donc, mais dans un format et une écriture que j’ai trouvé difficile.

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3 Responses to “Necroville, de Ian McDonald”

  1. François Says:

    Bon à savoir 🙂 J’ai plein d’autres McDonald devant moi avant celui là.

    Ca me rappelle un peu le traitement des dé-cryogénisés dans Transmetropolitan, ces gens qui s’étaient fait congelés plutôt que mourir en espérant des progrès médicaux. Là, ils se font décongeler, n’ont plus un rond, et se prennent un choc culturel massif dans la tronche.

  2. SEb. Says:

    Ah mais River of gods, The dervish house et Brasyl méritent de passer bien avant (et plus ou moins dans cet ordre de préférence en ce qui me concerne).

    • François Says:

      River of Gods, c’est fait, tout comme Cyberabad Days, d’ailleurs, qui contient de vraies perles. Brasyl est dans la pile de lecture « futur proche ».


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