The good place, saison 1.

janvier 15, 2018

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Une nouvelle série télé, essayée un peu au hasard après avoir lu de bons échos de la saison 2, et une bonne surprise pour le coup. Le point de départ est simple : Eleanor se réveille sur un canapé confortable, et accueillie dans le bureau de Michael, qui lui apprend qu’elle est morte, mais que, au vu de ses bonnes actions, elle est au bon endroit : the Good Place. Or, Eleanor était plutôt une connasse égoiste : il y a erreur sur la personne, mais, apprenant rapidement que The Bad Place, c’est vraiment pas bien, elle va tout faire pour passer inaperçue et rester. Sauf que sa présence même va provoquer un certain nombre de problème. Qui vont faire boule de neige. Et ce n’est que le point de départ, puisqu’on va aussi suivre de plus près certains autres personnages. Sans que ça se disperse cependant, parce que c’est une série courte, mais dynamique, en 13 épisodes de 20 minutes. Le scénario avance, il se passe pas mal de choses, et surtout, c’est vraiment drôle. C’est acide, décalé, très bien écrit et très bien joué. Et il y a même un fond philosophique, pas si anecdotique que ça, même ça reste optionnel. Et, oui, ça va quelque part : il y a un vrai scénario sur l’ensemble de la saison, et je l’ai trouvé tout à fait satisfaisant. Et il y a une saison 2, également, que nous avons commencée, et qui pour l’instant s’en sort très bien alors que ce n’était pas du tout évident de rebondir intelligemment. Si vous voulez une série pas trop longue, mais vraiment drôle et efficace, vous pouvez tenter la première saison sans hésiter.

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Zach Weinersmith est l’auteur et le dessinateur de SMBC, un comics en ligne que j’aime beaucoup (et que vous trouverez là : http://www.smbc-comics.com/ ou bien là traduit par Phiip : https://cereales.lapin.org/). Sa compagne, Kelly, est chercheuse. Et ils ont fait un livre ensemble, qui relève, globalement, de la vulgarisation scientifique. Pas de n’importe quelle science : des domaines qui, de leur point de vue, ont une chance de produire plus ou moins bientôt (d’où le titre) des trucs qui changeront le monde, ou qui y sèmeront une merde noire (d’où le sous-titre). D’une part, le mélange prend vraiment bien entre l’humour pour geek de Zach, et le propos scientifique, par ailleurs exposé de manière très fluide et facile à assimiler. D’autre part, question précision et sérieux des recherches effectuées, ça se pose là. Parce que ce sont, justement, deux gros geeks, qui sont allé-e-s rencontrer plein de spécialistes pointu-e-s, qui ont lu plein d’articles et de livres très récents et détaillés. Et qui avouent en postface leur peur de se faire reprendre sur des imprécisions. Et enfin, ça marche bien parce que ça fait un peu rêver, quand même, sur certaines perspectives que ça dessine. Avec pas que des rêves positifs, notez bien, et c’est un aspect que j’ai vraiment apprécié, cette prise en compte des risques potentiels, et des nombreuses incertitudes. On est pas dans un optimisme béat ou dans un scientisme naïf, et c’est heureux. Et ça alimente aussi l’humour parfois grinçant des dessins et BDs qui parsèment le livre. Vous l’aurez compris, c’est plutôt un bouquin pour geeks, quand même, mais c’est accessible, et drôle, pour tout le monde.

Star Trek Discovery, Saison 1.

décembre 14, 2017

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La nouvelle série Star Trek, donc. Première saison. Enfin, première partie la première saison, puisque maintenant, on joue à ce genre de choses dans le monde de la télévision. Mais bref, c’est une vraie unité de scénario pour le coup, en dix épisodes. Dans laquelle on suit, après un épisode pilote ressemblant assez peu à la suite, mais réussi pour autant, l’équipage d’un vaisseau, en genre avec les klingons. Et en particulier une dénommée Michael, élevée chez les Vulcains (par le père de Spock), dont la vie est rapidement compliquée. Et c’est un vraiment chouette personnage, complexe, varié, qui n’en fait pas des caisses. Et ça aide vraiment. Le reste de l’équipage est bien aussi, d’ailleurs. Gros point fort à mon sens : c’est beau. Vraiment. Que ce soit dans l’espace, sur les planètes et les vaisseaux, il y a un travail esthétique et une manière de filmer qui fonctionnent très bien. L’écriture est bonne aussi, voire très bonne, avec des épisodes variés dans lesquels on retrouve des thématiques Star Trek classiques, c’est à dire des questionnements et de la profondeur plus que des coups de flingue. Et c’est très agréable. Mais, pour autant, ce n’est pas complètement du Star Trek, au sens où c’est la guerre, et le capitaine est assez peu dans les considérations morales qui font l’essence habituelle de Star Trek. Du coup, c’est une série que j’aime vraiment bien, dans le monde de Star Trek, mais avec quelque chose d’un peu hybride.

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Brooklyn, c’est notre nouvelle série de distraction et de rigolage, après Parks and Recreations, Scrubs, Rick et Morty. Bref, c’est de la série légère, pour se détendre, et sans forcément beaucoup plus d’ambition. Et, pour le coup, ça fait bien le boulot. Les personnages sont variés, caricaturaux juste ce qu’il faut, avec un personnage principal drôle et complètement immature (si ça vous rappelle des trucs, ce n’est pas un hasard, c’est une formule qui fonctionne). Le cadre policier fonctionne aussi bien que tout autre cadre dans lequel on aurait des gens variés et des contraintes de boulot un peu tendues, surprenantes et variées. Et c’est rythmé, bien écrit, avec des épisodes très débiles, d’autres touchants et malins, sans jamais aller dans du trop profond ou dérangeant, mais c’est bien ce qu’on lui demande. En bonus, une tradition d’épisodes d’Hallowwen débiles, ce qui change des épisodes spéciaux de Noël. Bref, de la bonne sitcom moderne, efficace et légère. Si vous n’en avez plus en stock, ça fonctionne.

Coco, de Pixar

décembre 14, 2017

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Le dernier Pixar, donc, dont j’imagine que vous avez déjà entendu parler. Un Pixar mexicain d’un bout à l’autre. Donc coloré, musical, et agréablement peu états-uniens pour une fois. On y suit les aventures d’un jeune mexicain, donc, à une période peu définie mais en milieu de vingtième siècle, d’une famille de cordonniers qui détestent la musique et les musiciens. Sans grande surprise, il veut devenir musicien, ce qui va lui donner l’occasion de plonger aux racines de sa famille. Mais pas n’importe comment : en passant dans le monde des morts pendant le Dias de Muertos. Et c’est le coeur du film : la fête des morts et monde des morts. Ce qui donne lieu à des “paysages” magnifiques, dépaysants et plein de ce charme fascinant qu’à ce rapport coloré et païen à la mort et à ses rites. Les échos des cultures pré-colombiennes sont d’ailleurs bien présents. Et dans ce cadre splendide, on a une histoire vraiment bien foutue qui a même réussi à me surprendre. Avec une belle fin touchante, mais, pour du Pixar, ça ne surprendra personne. Par contre, j’ai trouvé l’humour moins efficace et moins bien tourné que dans d’autres Pixar. Mais d’une part, c’est sans doute un ressenti assez personnel, et d’autre part, ce n’est de toutes façons pas l’intention centrale. Au final, c’est vraiment un très beau film, et un hommage touchant au Mexique et à la fête des morts.

We are X, de Stephen Kijak

décembre 14, 2017

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We are X est un documentaire musical, produit par la même équipe que Sugarman. Mais là où Sugarman était une enquête sur un musicien relativement inconnu, We are X raconte l’histoire de X-Japan, groupe certes peu connu en Europe, mais stars absolues depuis trente ans au Japon. Du genre à avoir vendu 30 millions d’albums et à être considérés comme les initiateurs de tout le mouvement rock actuel au Japon. Des superstars, donc, mais des superstars japonaises, donc pas tellement drogues et mégalomanie. On suit en particulier Yoshiki, le leader charismatique du groupe, batteur, pianiste, auteur, et surtout grand sensible, marqué par la disparition précoce de son père et une constitution qui faisait prédire qu’il n’atteindrait pas l’âge adulte. Et autant son côté romantico-gothique ne fait pas beaucoup écho chez moi, autant son parcours, et le parcours du groupe sont touchants et plein de surprises. Certes, on a l’impression de survoler l’histoire du groupe, ce qui est normal vu la durée, mais la dimension humaine est par contre tout à fait réussie et prenante. Accessoirement, musicalement, ils sont sacrément bons. Et ils donnent tout ce qu’ils ont à chaque concert, et ça se sent. En prime, ce sont les rois des tenues et des décos excessives, donc vous aurez votre pesant de japonaiserie bizarre. Au final, c’est un format plus classique et moins profondément touchant que Sugarman, mais c’est une très bon documentaire, et une plongée dans un groupe inconnu alors que mythique, ce qui en soi mérite le détour.

 

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Du marvel, du marvel et encore du marvel. Globalement, il y a une certaine lassitude, non ? Mais ça n’empêche pas d’avoir de bonnes surprises. Et ce Spiderman en a été une pour moi. Parce qu’il a une légèreté plus que bienvenue, et même une naïveté qui correspond parfaitement au personnage. C’est un vrai film d’ado, finalement, presque plus qu’un film de super-héros. Les fans me diront que de toutes façons, Spiderman, c’est ça. Et effectivement. C’est encore une fois complètement la même histoire, ce qui est bien la dimension mythologique de Marvel. Mais ici, c’est traité avec suffisamment d’enthousiasme, de joie, et d’humour pour que ça fasse un film très plaisant. Très léger, mais en même temps, je n’en demandais pas autre chose. Et pas dépourvu d’une certaine finesse. En prime, et c’est à mon sens bien rare pour du Marvel, il y a une dimension de culture de classe populaire très présente dans ce Spiderman, et de jolie manière. Un ancrage de quartier populaire par la mise en avant de Brooklyn et sa vie sociale. Si vous cherchez une distraction joyeuse, ça fonctionne très bien.