The good place, saison 1.

janvier 15, 2018

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Une nouvelle série télé, essayée un peu au hasard après avoir lu de bons échos de la saison 2, et une bonne surprise pour le coup. Le point de départ est simple : Eleanor se réveille sur un canapé confortable, et accueillie dans le bureau de Michael, qui lui apprend qu’elle est morte, mais que, au vu de ses bonnes actions, elle est au bon endroit : the Good Place. Or, Eleanor était plutôt une connasse égoiste : il y a erreur sur la personne, mais, apprenant rapidement que The Bad Place, c’est vraiment pas bien, elle va tout faire pour passer inaperçue et rester. Sauf que sa présence même va provoquer un certain nombre de problème. Qui vont faire boule de neige. Et ce n’est que le point de départ, puisqu’on va aussi suivre de plus près certains autres personnages. Sans que ça se disperse cependant, parce que c’est une série courte, mais dynamique, en 13 épisodes de 20 minutes. Le scénario avance, il se passe pas mal de choses, et surtout, c’est vraiment drôle. C’est acide, décalé, très bien écrit et très bien joué. Et il y a même un fond philosophique, pas si anecdotique que ça, même ça reste optionnel. Et, oui, ça va quelque part : il y a un vrai scénario sur l’ensemble de la saison, et je l’ai trouvé tout à fait satisfaisant. Et il y a une saison 2, également, que nous avons commencée, et qui pour l’instant s’en sort très bien alors que ce n’était pas du tout évident de rebondir intelligemment. Si vous voulez une série pas trop longue, mais vraiment drôle et efficace, vous pouvez tenter la première saison sans hésiter.

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Best-of 2017

janvier 15, 2018

Dans la catégorie qui change la vie

https://sebchro.wordpress.com/2017/08/24/come-as-you-are-de-emily-nagoski/

 

Dans la catégorie boulot, mais avec plaisir et passion

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Dans la catégorie magnifique n’importe quoi

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Dans la catégorie regonflage de batteries et de sourire

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Dans la catégorie prenante et qui remue là où on ne l’attend pas

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Dans la catégorie succès assuré pour tous les publics

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Dans la catégorie on a pas fini de se faire plaisir en y retournant

https://sebchro.wordpress.com/2017/04/23/cosy-corner-3-place-du-petit-college-69005-lyon/

 

Un article passionnant et éclairant sur la masculinité toxique, les geeks et le féminisme :

http://an-2000.blogs.liberation.fr/2017/11/08/jeuxvideocom-et-la-misere-sexuelle/

 

En marche ! se lance dans l’éducation politique, ça vous parle les collègues de l’Educ Pop ?

http://www.20minutes.fr/societe/2168355-20171114-comment-marche-veut-eduquer-francais-plateforme-ligne

 

Consentement et émancipation, un questionnement que je trouve passionnant et essentiel :

http://www.intermedes-robinson.org/index.php/2017/11/04/le-culte-du-consentement-outil-demancipation-disolement-individuel/

 

Facebook conçu pour exploiter les faiblesses de la psychologie humaine, ben ouais :

https://www.axios.com/sean-parker-unloads-on-facebook-2508036343.html?utm_medium=linkshare&utm_campaign=organic

 

Les éditeurs de Cards against Humanity font de la politique, avec le même humour 🙂

http://www.bbc.com/news/blogs-trending-41995362

 

Alors, attention, gros gros con :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/11/21/balance-ton-porc-utilise-pour-noyer-le-poisson-de-l-islam-alain-finkielkraut-et-le-deni-de-realite_5218250_4355770.html

 

Une reprise d’Amanda Palmer, magnifique, et politique :

https://boingboing.net/2017/11/15/amanda-palmer-mother.html

 

L’extrême-droite à Lyon se porte bien, merci…

https://rapportsdeforce.fr/politique/lyon-laboratoire-permanent-de-lextreme-droite-france-11151109

 

En suède, même l’église est profondément progressiste, ça surprend :

https://boingboing.net/2017/11/24/god-will-no-longer-be-he-o.html

 

Education sexuelle pour les nobles, une découverte (pour moi) rigolote :

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Culture/Histoire/Une-poupee-pour-l-eveil-sexuel-des-nobles-sous-Louis-XVI-vendue-a-Lyon

 

Des nouvelles de la relecture des évidences archéologiques :

http://www.nationalgeographic.fr/histoire/lun-des-plus-grands-guerriers-vikings-etait-une-femme

 

C’est rassurant, non, d’assumer qu’il est bon d’avoir certains ennemis :

https://boingboing.net/2017/12/01/corbyn-scarier-than-nuclear-wa.html

 

Geeks de science, geeks de jeux, unissez-vous 🙂

https://boingboing.net/2017/12/05/when-25000-little-dice-are-ag.html

Egologie, de Aude Vidal.

décembre 14, 2017

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Un tout petit livre, dans la même série que “L’amour à trois”, dont je vous avait parlé. Un tout petit livre qui s’attaque à de grosses questions, puisque le propos concerne l’écologie, et plus particulièrement les mouvements écolos actuels et leur positionnement idéologique et politique. Plus précisément, la question de l’égoïsme dans ce cadre-là, de la manière dont la lecture de ces problématiques peut se faire entièrement dans une logique très libéral de priorité donnée au bien-être et à la satisfaction individuelle. Pour résumer : ça tape exactement là où ça fait mal, avec une pertinence et une efficacité remarquable. Certes, un minimum de bagage politique est sans doute nécessaire pour réussir à profiter pleinement de tout ce qui est impliqué. Mais je pense que c’est très lisible même sans, d’autant que c’est court et d’une écriture rapide et efficace. Pour tout dire, je suis franchement admiratif de l’efficacité d’un si petit volume, d’autant plus que le propos est à mon sens essentiel. En bonus, c’est souvent assez drôle, et les petites illustrations de colibris m’ont vraiment fait rire. Je conseille donc fortement la lecture de ce tout petit ouvrage si vous vous posez des questions politiques un peu radicales et si la question écologique vous semble importante. Et si vous êtes prêt-e à vous faire bousculer un peu, aussi.

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(Je vais hyper bien me retenir en écrivant, mais je dois avouer que j’ai rigolé comme un gamin de huit ans pendant toute la lecture juste du nom de l’auteur. Bref, y a pas de quoi être fier, passons.) La vulgarisation scientifique est un exercice souvent difficile, en particulier pour des chercheurs très spécialisés. Parce que ce n’est pas facile de rendre compte de manière compréhensible et fluide de contenus pointus et complexes. Et là, je dis bravo à l’auteur de cette synthèse sur la période néolithique : c’est exceptionnellement accessible et agréable à lire. Vraiment, c’est fluide, vivant, drôle souvent, c’est un plaisir. Et, qui plus est, le contenu est absolument passionnant. Le parti-pris est d’interroger les connaissances archéologiques les plus actuelles sur le néolithique pour répondre à des questions très larges et avec beaucoup d’enjeux : sur l’apparition des cités, des rois et des pouvoirs centralisés, de la domination masculine, des religions organisées… bref, de tout un tas de choses qui font le socle de nos sociétés contemporaines et qui sont apparues pendant cette période longue et méconnue. Et si on n’arrive pas forcément à des réponses définitives et indiscutables, ce qui serait par ailleurs suspects, les théories avancées sont convaincantes et très éclairantes sur de nombreux points. Pour finir, et ce n’est pas anecdotique étant donné les questions abordés, qui ont une dimension politique majeure, Jean-Paul Demoule assume un positionnement politisé franc et honnête. C’est rare dans ce genre d’ouvrages. Tout au moins, il est rare que ce soit assumé et rendu visible. Et ça ne fait du coup que renforcer le propos. Un livre brillant, du coup, accessible et passionnant, et qui se permet qui plus est de soulever des questions en soulignant leur importance et leur dimension politique. Vous pouvez y aller, c’est du bon.

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Zach Weinersmith est l’auteur et le dessinateur de SMBC, un comics en ligne que j’aime beaucoup (et que vous trouverez là : http://www.smbc-comics.com/ ou bien là traduit par Phiip : https://cereales.lapin.org/). Sa compagne, Kelly, est chercheuse. Et ils ont fait un livre ensemble, qui relève, globalement, de la vulgarisation scientifique. Pas de n’importe quelle science : des domaines qui, de leur point de vue, ont une chance de produire plus ou moins bientôt (d’où le titre) des trucs qui changeront le monde, ou qui y sèmeront une merde noire (d’où le sous-titre). D’une part, le mélange prend vraiment bien entre l’humour pour geek de Zach, et le propos scientifique, par ailleurs exposé de manière très fluide et facile à assimiler. D’autre part, question précision et sérieux des recherches effectuées, ça se pose là. Parce que ce sont, justement, deux gros geeks, qui sont allé-e-s rencontrer plein de spécialistes pointu-e-s, qui ont lu plein d’articles et de livres très récents et détaillés. Et qui avouent en postface leur peur de se faire reprendre sur des imprécisions. Et enfin, ça marche bien parce que ça fait un peu rêver, quand même, sur certaines perspectives que ça dessine. Avec pas que des rêves positifs, notez bien, et c’est un aspect que j’ai vraiment apprécié, cette prise en compte des risques potentiels, et des nombreuses incertitudes. On est pas dans un optimisme béat ou dans un scientisme naïf, et c’est heureux. Et ça alimente aussi l’humour parfois grinçant des dessins et BDs qui parsèment le livre. Vous l’aurez compris, c’est plutôt un bouquin pour geeks, quand même, mais c’est accessible, et drôle, pour tout le monde.

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Bon, on ne peut pas dire que ce soit vraiment la fin de la Compagnie Noire, parce qu’il y a moyen que ça continue, mais c’est en tout cas, comme le titre l’indique, un certain nombre de fins. Et, en ce qui me concerne, une vraie clôture pour l’essentiel de ce long cycle. On y retrouve la même qualité d’écriture et la même variété de personnages que dans les précédents, en en rajoutant, mais pas trop, ce qui permet d’ailleurs de boucler certaines choses et tant mieux. Ce sont à nouveau deux tomes avec beaucoup de déplacements, de va-et-vient, et d’aller-retours, ce qui m’a parfois donné l’impression que ça n’avançait pas tellement vite. Du coup, j’ai un peu trainé pour finir, et je dirais qu’en termes de rythme, ce ne sont vraiment pas les meilleurs. Mais quand on en arrive à ces deux derniers tomes, de toutes façons, on est déjà dedans jusqu’au cou donc ça ne va pas nous arrêter. Et, pour le coup, il y a une chose qui rend l’ensemble satisfaisant malgré le rythme : on arrive à une vraie fin, bien tournée, bien bouclée, pour un grand nombre de personnages et d’intrigues. Et ça, ça fait franchement plaisir, depuis le temps. Je ne sais pas si je me lancerais dans la suite quand elle existera, mais je suis content de l’ensemble de ce cycle, même si je ne conseille de dépasser la première trilogie qu’à celles et ceux qui aiment quand ça dure et ça délaie.

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