Pour les fans de Game of Thrones, un beau travail graphique :

http://imgur.com/gallery/ThgAz

 

Mon hallu du moment, en lien avec mon boulot, c’est cadeau :

http://davidbonhomme.com/ebook-gratuit-12-cles-de-reussite-dun-leader-chretien-francophone/

 

Oui, voilà, on avait remarqué, c’est bien ça…

http://www.brain-magazine.fr/article/page-president/31333-On-avait-remarque

 

Des nouvelles du monde du jeu des gens qui réfléchissent en s’amusant :

http://geekandsundry.com/neuroscientist-opens-game-cafe-starts-building-better-brains/

 

Pour les maniaques du jeu historique, un truc détaillé sur le Senet :

http://www.eurogamer.net/articles/2016-06-01-why-did-ancient-egypt-spend-3000-years-playing-a-game-nobody-else-liked

 

Médecine et préjugés de classe, du bon Winckler :

http://www.humanite.fr/martin-winckler-les-prejuges-des-medecins-sont-des-prejuges-de-classes-610430

 

Une belle vidéo anglaise sur le consentement, très anglaise🙂

http://metro.co.uk/2015/10/28/this-new-sexual-consent-and-tea-video-from-the-police-is-brilliant-5466392/

 

Une belle galerie de vieux portraits de femmes cheminotes :

http://mashable.com/2016/07/13/wwii-railroad-women/?utm_cid=lf-toc#47NC9HziokqS

 

La géolocalisation, ça n’efface pas les inégalités, bien au contraire, Go :

http://boingboing.net/2016/07/15/why-do-pokemon-avoid-black-nei.html

 

Je suis toujours aussi fan de John Barrowman, et là, y a du niveau de cosplay😀

http://www.tor.com/2016/07/25/john-barrowman-cosplays-as-zapp-brannigan-squirrel-girl-and-harley-quinn-and-wins-everything-including-our-hearts/#more-222009

250716_Aurora

Il y a des auteurs qu’on croit connaitre, dont on prend un bouquin en se disant que ce sera de la bonne SF classique sans surprise. Et puis on prend une bonne claque dans la gueule. Voilà ce qui m’est arrivé avec Aurora, le dernier Kim Stanley Anderson. Kim Stanley Robinson est notamment l’auteur de la trilogie martienne (Rouge, Bleue, Verte), et dont j’attendais donc quelque chose du même tonneau : de la SF un peu à l’ancienne, très fondée scientifiquement, avec des vaisseaux, de la colonisation de planètes, pleins d’idées et des personnages pas forcément très profond là pour faire avancer une histoire très intelligente mais pas forcément très émouvante. Et il y a tout ça, en fait, mais il y a aussi bien plus. Il y a, d’abord, une structure narrative que je n’ai pas forcément vue venir, qui se concentre sur l’histoire plus que sur les personnages (encore que…) mais avec une histoire qu’on ne voit pas forcément venir. En tout cas, moi, avec tous mes a priori, je ne l’ai pas vu venir et ça a été une très bonne surprise. Et il y a, ensuite, un propos de fond très malin et passablement émouvant. Que je ne vais pas pouvoir commenter trop, mais vraiment, c’est marquant. Enfin, moi, ça me trotte joyeusement en tête depuis que j’ai fini. Alors oui, c’est du Kim Stanley Robinson, avec tout comme avant, mais avec plus et mieux, avec de l’humain (ou pas d’ailleurs) terriblement bien amené.

250716_Deche_royaume_enchante

Et une fois qu’on aura suffisamment pour satisfaire à tous nos besoins matériels, qu’est-ce qu’on fera ? Surtout si on ajoute le fait de pouvoir se cloner et se réincarner en cas de problème ? Et comment s’organisera la société, selon quelles hiérarchies ? C’est cet horizon que Cory Doctorow explore ici, celui d’une société basée sur une économie de la réputation. Et ce, ce qui est assez peu surprenant quand on connait l’auteur, dans le cadre de Disney World. Et pour les allergiques, je compte Cory Doctorow pour le plus grand fan de Disney que je connaisse mais aussi pour son critique le plus fin, ce qui vous dira un peu de ce qu’on trouve dans ce roman, même si ce n’est pas le coeur du propos. Le coeur du propos, à travers un personnage en décrochage, c’est bien la question du sens qui reste dans une telle société, de ce qui donne envie de faire, de s’investir, de vivre. C’est un chouette roman, avec un intrigue qui avance, mais qui n’est pas très importante au final, l’intérêt est plus de découvrir ce futur possible, avec ses attraits et ses travers. Ce n’est clairement pas le Cory Doctorow que je trouve le plus marquant ou le plus abouti (mais c’est un de ses premiers, ce qui n’est donc pas surprenant), mais c’est un bon roman quand même.

250716_MHI

Bon, alors j’avais quelques doutes avec la série précédente, mais là, je n’en ai plus : j’ai vraiment des divergences de vues profondes, politiquement, avec Larry Correia. Et, oui, dans ce roman-là, je l’ai vraiment senti, et ce sera sans doute une raison suffisante pour ne pas continuer cette série. Pourtant, c’est efficace et distrayant. L’idée est simple : les monstres existent, de nombreuses formes différentes, et le gouvernement américain n’est pas le seul à les chasser, il existe aussi une agence privée, une firme familale américaine vraie de vraie, qui s’en occupe. On suit donc une nouvelle recrue de Monster Hunter International, qui va rapidement se retrouver pris dans une histoire de très gros monstres, avec conquistador immortel et puissances cthuliennes en arrière-plan. De quoi faire du bon pulp nerveux et détendu, et c’est le cas. Maintenant, le coté libertarien affirmé, voire défendu ouvertement, l’amérique profonde et le culte du flingue poussé à ce point (parce que oui, outre se moquer du gouvernement, on parle quand même pas mal de modèles de flingues et de customisations diverses, et on sent l’auteur avoir l’eau à la bouche autant que ses personnages), ben non, moi ça me fait un peu trop. Si ça ne vous bloque pas, voire que ça vous plait, c’est du bon pulp efficace pour se distraire. Si ça vous bloque, ne serait-ce qu’un peu, mieux vaut ne pas y aller du tout, ça va vous faire grogner.

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Le Demi-monde est une plutôt grosse série, que j’hésite à classer vraiment dans la SF tant c’est n’importe quoi, en cours de traduction en français accessoirement. Oui, le principe de départ est plutôt SF : un monde virtuel créé pour l’armée américaine, dans un futur proche, qui part en sucette et garde des gens prisonniers, dont la fille du Président. Ce monde virtuel s’appelle le Demi-monde et a été conçu pour entrainer les sections spéciales de l’armée à la guerre asymétrique, donc surtout à la guérilla urbaine, aux situations d’insurrections et aux groupes sectaires/fanatiques/autres. Donc c’est un monde très dense et urbain, reprenant des bouts des grandes capitales mondiales, dans lequel les tensions raciales, sexuelles, religieuses et politique ont été exacerbées, et pour faire bonne mesure, on y a simulé quelques uns des grands psychopathes de l’histoire pour faire des leaders crédibles. Déjà, vous m’accorderez que ça part pour n’importe quoi, mais ce n’est que la toute petite partie émergée de l’iceberg. Parce que si il y a une chose qu’on ne pourra retirer à Rod Rees, c’est qu’il a des idées, plein, dans tous les sens. Presque trop, parfois, mais du coup, on va de découverte en découverte, et sans que ce soit jamais complètement dissocié du monde réel puisque le demi-monde en est une parodie noire et tordue. Mais drôle aussi, parce que Rod Rees a vraiment de l’humour. Noir, souvent, mais pas que. Et il a également une approche des questions sociales et politiques qui a le mérite de poser plein de questions et de s’amuser. Et il sait aussi s’amuser avec les mots et les néologismes d’une manière que j’ai trouvé splendide (mais je ne sais pas comment ça survit à la traduction par contre). Voilà pour tous les bons points, et ça en fait quand même pas mal. Mais bon, pour ce qui est de l’histoire de fond… ça part sur un bon rythme, mais ensuite d’une part ça tombe dans un découpage un peu artificiel dans chaque tome, un peu forcé et pas très fluide, ou tout au moins répétitif, et d’autre part, l’histoire de fond m’a pas mal déçu. Bon, ce n’est pas catastrophique mais ce n’est vraiment pas au niveau du reste, et c’est bien dommage. C’est un peu simple et facile, alors que la qualité de l’ensemble me faisait attendre quelque chose de vraiment bien. Et je dis que ce n’est pas catastrophique parce que je n’ai pas envie de vous parler de l’épilogue, mais là, vraiment, pour moi, c’est le moment vraiment décevant et raté. Bon, j’ai quand même pris plaisir à l’ensemble, mais je vous conseille de tester le premier tome pour voir tout ce qu’il y a de bien et de ne vous engager dans le reste que si vraiment vous accrochez et que vous êtes prêts à pardonner quelques errances.

Pairs, de James Ernest

juillet 25, 2016

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Pairs, c’est une des dernières nouveautés de James Ernest, de Cheapass Games, qui reste une de mes références dans le game design contemporain. Pairs est un petit jeu de cartes tout simple qui se veut un nouveau classique des jeux de pub, et je trouve que la mission est remplie. Il s’agit d’un jeu rapide et tendu de prise de risque. Peu de temps morts, une tension bien présente mais jamais lourde, ça reste léger et rapide, et un fonctionnement tellement simple que tout le monde est dedans en une partie de cinq minutes. Et, oui, ça se rejoue bien parce que quand on a envie de commencer à compter un peu les cartes, à calculer les risques et à pousser au crime, ça fonctionne également très bien. Et je vous conseille de tester rapidement la variante en round continu prévue dans les règles de base, ça rajoute une belle tension quand on sait jouer. En prime, le jeu est disponible avec des visuels nombreux et variés, selon l’ambiance visuelle que vous préférez, avec des références de comics, de romans, et autres (mon préféré est actuellement le deck My little cthulhu). Et en super bonus final, chaque version proposer une variante de règle, voire une règle entièrement nouvelle de jeu avec le même paquet de cartes. Dans ces époques de matériel démesuré et d’empilement de mécaniques, un petit jeu simple et efficace, moi ça me fait plaisir.

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Bon, Codenames fait l’unanimité, et a remporté le Spiel des Jahres, et c’est tout à fait mérité. Je vais donc vous en dire complètement du bien, et pour faire court : essayez sans hésiter, c’est le jeu malin de l’année, une main dans le dos. Codenames est un jeu de communication à contraintes, c’est un peu le fils batard de Linq et de Pyramide en fait. On joue en deux équipes, avec dans chaque équipe un maitre espion, qui parle, et un ou plusieurs espions, qui essaient de comprendre. Sur la table, une grille de 25 mots de code. Le maitre espion sait lesquels parmi les 25 sont ceux de son équipe et va essayer de le communiquer en ne prononçant qu’un mot par tour, pour évoquer idéalement plusieurs de ceux de son équipe. Donc il faut être malin, user de polysémie et de références plus ou moins tordues, et prendre un peu de risques. C’est rapide, c’est très malin, c’est drôle et on peut enchainer les parties. Certes, la maitrise du rôle de maitre-espion demande une ou deux parties avant de se sentir un peu à l’aise, mais comme ça va vite, ce n’est en général pas un frein. Non, vraiment, Codenames, c’est du tout bon si vous aimez les jeux de communication/réflexion rapides et sans prise de tête inutile.

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