Best Of 2022

décembre 22, 2022

Cette année, ça aura été 48 livres de fiction et 52 essais, plus 14 jeux, 4 films, 8 Bd et 9 autres trucs partagés dans ces chroniques. Dans tout ça, il y en eu de plus marquant-es que d’autres, et tant mieux !

Catégorie : des personnes que j’aime font des trucs bien

Jeanne Beltane, un deuil et un poisson :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4447

Cybèle et les lyonnaises inconnues :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4267

Catégorie : boulot, politique et féminisme

Fruits de la colère, pour changer de regard :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4531

Oblik, pour vulgariser joliment :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4368

Joie militante, pour ne pas oublier de se faire plaisir :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4104

Moi les hommes, je les déteste, pour assumer la misandrie :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4227

Jérome Guillet, pour intervenir dans l’espace public :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4180

Catégorie : pour le plaisir

Basile et ses contes pleins de couleurs :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4487

becky chambers, pour de la SF pleine de finesse et d’émotions :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4407

Manifeste d’érotologie, pour se rappeler que c’est important :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4313

Il est 14 h, j’enlève ma culotte, pour les petites touches :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4401

Koko n’aime pas le capitalisme, parce que moi non plus :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4319

Une fille sans histoire, pour raconter autrement :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4323

Tim Minchin, pour rire en musique :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4166

Our flag means death, pour l’inattendu touchant :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4219

Fallen London, parce que j’y ai passé des heures dans des histoires :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4328

Nouvelles Contrées, pour jouer poétiquement avec des livres :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4079

Catégorie Moins de cinq ans

Makedo, pour fabriquer des merveilles en carton :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4166

Les P’tites poules, pour lire, relire et rerelire

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4350

Bubble stories, pour des enquêtes autonomes :

https://wordpress.com/post/sebchro.wordpress.com/4211

Si vous vous intéressé aux liens entre chansons et politique (et histoire et géographie plus largement), voilà une bien chouette ressource : 

https://lhistgeobox.blogspot.com/?m=1

J’aime bien les arnaques archéologiques et historiques 🙂

https://www.slate.fr/story/237905/indiana-jones-cranes-cristal-azteques

Et pour les déjà fans, ou les curieu-ses, d’arts martiaux historiques, de leurs manuels et de tout ce genre de choses : 

https://www.bbc.com/future/article/20221124-the-lost-medieval-sword-fighting-tricks-no-one-can-decode

Tiens, du nouveau sur le front de l’addiction au jeu : 

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2022/12/12/accuse-de-creer-une-dependance-le-jeu-video-fortnite-poursuivi-en-justice_6154067_4408996.html

Une petite mise en contexte pour les luttes à venir : 

https://www.lemonde.fr/politique/article/2022/12/12/reforme-des-retraites-la-negociation-n-est-pas-le-mode-privilegie-du-dialogue-social-en-france-en-raison-de-notre-histoire-politique_6154086_823448.html

Une piste amusante, et réellement intéressante, pour les repas de famille : 

https://theconversation.com/over-the-holidays-try-talking-to-your-relatives-like-an-anthropologist-195637

Une sélection de jeux de société accessible et chouette, si vous en avez l’usage

https://www.lemonde.fr/guides-d-achat/article/2022/11/23/les-meilleurs-jeux-de-societe-pour-adultes_6151232_5306571.html

Une tellement belle manière de remplacer un McDo !

https://www.bondyblog.fr/societe/lapres-m-un-restaurant-solidaire-par-et-pour-les-quartiers-nord/

Parce que je commence à gouter à la série Willow, et que le film est donc définitivement un de mes films culte : 

Les Centres Sociaux manifestent ! Dans la rue ! Vous ne vous rendez peut-être pas compte mais c’est pas rien 😉

https://www.bfmtv.com/marseille/replay-emissions/bonsoir-marseille/marseille-les-centres-sociaux-manifestent_VN-202211220599.html

Allez, parce que Annie Ernaux, faut pas rater ça : 

https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/12/07/annie-ernaux-j-ecrirai-pour-venger-ma-race-le-discours-de-la-prix-nobel-de-litterature_6153401_3232.html

La fin de Tric-Trac, c’est la fin d’une époque…

https://boardgamegeek.com/blogpost/140323/french-gaming-site-tric-trac-shut-down

Avec Trump, la réalité dépasse souvent la fiction, mais là… un jeu de cartes à collectionner en NFT, sans ! déconner !

Ca faisait longtemps que j’avais envie de comprendre plus en détail l’histoire et les enjeux politiques de la sécurité sociale (le film de Gilles Perret, La Sociale, n’y est pas pour rien (si vous ne l’avez pas vu, je vous le recommande très vivement)), et c’est exactement ce que j’ai trouvé dans ce livre passionnant. La perspective générale d’analyse m’a ouvert de belles perspectives et est très éclairante : ne pas opposer simplement le privé et le public mais considérer l’opposition fondamentale entre l’État social (le public étatique) et la Sociale (le public non-étatique, c’est-à-dire dirigé directement par les concerné-es). C’est avec ce prisme que l’auteur fait une relecture de l’histoire des politiques de santé. En partant de la Révolution française et du basculement du féodalisme à la recomposition autour de l’Etat et de son refus de prendre en charge la solidarité, puis en passant par la Commune comme premier vrai essai de modèle de La Sociale, et enfin en éclairant la naissance de l’Etat Social comme conséquence directe et inévitable de la Guerre Totale menée par l’Etat, avec au milieu de tout ça l’émergence du mouvement mutualiste et sa domestication par l’Etat. Cette relecture clairement politique est passionnante, exposée et analysée, et très prenante, tout en étant bien sûr tout sauf neutre et ce de manière transparente. Après quoi, la mise en place de la Sécu est analysée selon le même prisme conflictuel entre État social et La Sociale, et s’ensuit toute l’histoire de reprise en main de la sécu par l’Etat social en alliance avec le capital pour la sortir du contrôle populaire et ouvrier. Jusqu’à aujourd’hui et à la crise du covid. C’est follement éclairant, et important. C’est aussi glaçant quant à l’état actuel du système, mais puissamment mobilisant en termes de compréhension et de perspectives de lutte. Alors oui, ce n’est pas a priori un sujet follement sexy, et c’est un peu pointu (mais la forme est accessible), mais c’est très éclairant sur un sujet qui concerne réellement tout le monde.

Préparez-vous pour la bagarre, c’est d’abord un compte instagram (également de Rose Lamy) qui répertorie, analyse et combat les discours sexistes dans les médias. Autant dire qu’elle a du boulot, ce qui fait qu’elle a à la fois beaucoup de matière et beaucoup d’expérience dans la manière de la traiter. Donc, oui : de quoi faire un livre documenté, utile et engagé. Le challenge était de trouver à la fois une structure et un ton permettant de donner toute sa mesure au propos. Et c’est incontestablement réussi. Le ton est simple, avec une logique narrative et un point de vue situé, ce qui fait que c’est très plaisant et facile à lire. Sans, ceci dit, sacrifier à la précision ni à l’engagement. La structure est elle aussi parfaitement claire, avec un découpage en petits chapitres explicites qui permettent une plongée progressive. Et cette dimension progressive est très utile. D’abord parce que cela mène à attaquer cette question des discours sexistes par du plutôt simple à identifier pour aller ensuite vers des stratégies plus élaborées (ce qui est vraiment cool). Ensuite parce que ça permet de ne pas se ramasser le plus gerbant dans la tronche dès le début (Matzneff par exemple…). Le boulot que Rose Lamy fait est essentiel et il est salvateur de le partager de manière aussi complète et accessible. foncez !

En voilà un bon bouquin inattendu et inclassable recommandé par ma libraire ! Fantaisies guerrillères, c ‘est l’ histoire de Jeanne d’Arc… sauf que c’est sans doute la manière la plus trompeuse de le présenter. Disons que c’est l’ histoire de Yolande d’Aragon qui monte une école secrète pour former des Jeannes, histoire d’en avoir au final une qui accomplira la prophétie. Ce qui n’est que le début parce que ça part ensuite dans du beaucoup plus fantastique et extravagant (je spoile un peu mais pour situer : au final, on va beaucoup parler de Cthulhu et Al-Hazred). Question histoire, c’est donc chamarré et il faut être prêt-e à se laisser embarquer dans du n’importe quoi. Qui fonctionne honnêtement bien, même si les passages fantastiques auraient pu être un peu resserrés à mon goût. Ceci étant, ce qui fait pour moi avant tout le charme de ce roman, c’est l’écriture et la langue. C’est une langue parlée qui mélange avec beaucoup de joie et d’inventivité de l’ancien français, de l’argot et des bouts d’anglais. Et c’est vraiment réussi et très drôle. Ajoutez à ça le fait que les narratrices ont une perspective sarcastique sur les enjeux et les mœurs de l’époque : ça en fait un bonheur à lire. Je crois que si ça avait été purement un récit historique ça m’aurait tout autant plu, juste grâce à cette langue magnifique et décalée. M’a plue aussi, sans surprise, la dimension féministe et la mise en lumière de plusieurs figures de grandes guerrières. Je regrette même que ce ne soit pas plus exploité, même si il y a de précieuses biographies résumées en appendice. L’ensemble en fait un roman inclassable mais auquel j’ai pris grand plaisir dans un mélange de langue inventive, d’histoire, de références geek, de féminisme et d’humour.

Polysecure, de Jessica Fern

décembre 22, 2022

Jessica fern est psychothérapeute et elle s’est spécialisée dans les questions de relations, en particulier polyamoureuses, au fil de ses années de pratique (et elle l’est également, ce qui est potentiellement rassurant quant à la compréhension qu’elle en a). Elle travaille beaucoup en s’appuyant sur la théorie de l’attachement et les outils qui en sont tirés. Mais cette théorie et ces outils sont développés quasi entièrement en visant des relations monogames. Ils sont donc pensés et présentés de manière mononormative. Or, ils ne le sont pas en eux-même, et sont même une ressource précieuse, voire essentielle, dans un cadre polyamoureux et plus largement de non-monogamie éthique. Jessica Fern présente donc ici cette théorie et ces outils en les débarrassant de leur habillage mono-normatif. Dans un premier temps, elle vulgarise la théorie et sa grille de lecture, de manière très claire et impliquante. C’est vraiment intéressant et ça questionne, et pour absolument tout le monde à mon avis. Ensuite elle explique en quoi c’est particulièrement utile dans un cadre polyamoureux. Et enfin, dans toute la seconde moitié, elle donne un tas de manières concrètes de travailler la sécurité et l’attachement, aussi bien dans ses relations que dans son rapport à soi. C’est vraiment riche, et précieux, et là encore pour tout le monde et tout type de relation. J’aurais aimé avoir tout ça plus tôt et je suis sûr que ça va me servir des années. Accessoirement,  c’est construit sur des bases solides, aussi bien en termes de théorie que de sa pratique à elle. Bon, c’est en anglais et ce n’est pas (encore) traduit mais c’est vraiment un livre utile et précieux que je recommande.

Dans les structures qui se revendiquent de valeurs de gauche, dont une partie du monde associatif, on ne peut pas toujours dire que la gestion des salarié-es soit exemplaire, ni en cohérence avec les valeurs prônées. Il arrive clairement que le management soit nocif, que ce soit volontaire ou non. C’est le constat qu’à fait l’auteur, douloureusement et de première main, en bossant pour une élue. Il a ensuite mené une enquête pour comparer et objectiver puis analyser ce qu’il se passe dans ces structures avec des patrons de gauche (il revendique le terme pour pointer justement un type de comportement et de positionnement). Et à partir de là, il a tenté de synthétiser et de proposer des stratégies de résistances et de contre-pouvoirs mais aussi des alternatives positives et ambitieuses en termes de fonctionnement collectif. J’ai trouvé l’ensemble fluide, riche et très utile. La partie analyse peut sembler un peu longue, voire répétitive, parce qu’elle détaille précisément tous les biais, contradictions et dysfonctionnements, mais je crois que cette précision est utile pour analyser des situations et éventuellement s’y reconnaître. Et surtout, elle est utile de manière flagrante dans la seconde moitié pour élaborer finement des solutions. Et c’est une des grandes forces de ce livre d’aller jusque là, avec des apports riches qui vont du rappel d’évidences à des propositions ambitieuses et réjouissantes. Oui, ça m’a éclairé et apporté, dans un format court et efficace, c’est vraiment du bon boulot. Ça vous parlera particulièrement si vous êtes salarié-e de structure « de gauche », ou si vous bossez sur les questions de pouvoir et de gouvernance (en étant chargée de la fonction employeur éventuellement parce que c’est aussi une excellente ressource pour ne pas devenir soi-même un mauvais patron de gauche).

On continue avec les aventures de Peter Grant, policier et apprenti magicien, pour la suite d’une série à laquelle je prend décidément grand plaisir. Toujours une enquête par tome, toujours beaucoup de contenu historique et architectural sur Londres, toujours une histoire de fond qui relie l’ensemble et se développe, et toujours de l’humour et du second degré. Broken homes plonge à fond dans l’architecture de type Le Corbusier, avec une dimension sociale et politique forte et bien posée, une enquête retorse et surtout, surtout, un gros final qui est une sacrée étape dans l’intrigue de fond et les relations entre plusieurs personnages importants. Après quoi Foxglove Summer propose des vacances pas du tout reposantes hors de Londres, avec une ouverture sur d’autres dimensions du monde magique et une démonstration de force de Nightingale, le patron de Peter Grant (qui est aussi costaud en baston que nul sur la théorie et l’enseignement (ce qui en fait tout sauf un mentor, ça change agréablement de Dumbledore ou de Gandalf)). The hanging tree nous ramène à Londres, mais chez les très riches et très influents pour une enquête qui est cette fois directement une étape cruciale de l’intrigue de fond de la série, ce qui est plaisant. The furthest station, enfin, est une novella avant le tome suivant, avec donc une enquête bien plus rapide et surtout sans lien avec l’intrigue principale, ce qui laisse plus de la place pour certain-es personnages secondaires, ce que j’ai bien apprécié. C’est une série que je continue à trouver intelligente, drôle et légère, et avec un rythme qui ne faiblit pas, donc je vous parlerai bientôt de la suite.

Terry Pratchett est probablement mon auteur préféré. Terry Pratchett est mort il y a quelques années et il n’y aura plus de nouveaux livres de lui (il s’est d’ailleurs assuré que personne ne triche en faisant détruire toutes ses notes et manuscrits en cours). Il y a par contre ce nouveau livre sur lui. Il n’a pas été écrit par n’importe qui : Rob Wilkins a été son assistant pendant de très longues années, dans son quotidien puis dans l’écriture de ses livres et ensuite le gestionnaire (avec sa fille) de son œuvre et de ses adaptations. Il a été aussi un de ses amis proches. Il raconte donc ici la vie de Terry Pratchett, depuis l’enfance (avec quelques notes rédigées en vue d’une autobiographie) puis son début de carrière et enfin, de l’intérieur et en détail, son parcours d’auteur. On découvre donc l’homme derrière l’auteur, avec ses passions et ses bizarreries, mais aussi son mauvais caractère et son intransigeance. C’est amusant quand on connaît bien l’œuvre de voir ce qui colle, ce qui fait écho, et notamment dans des personnages qu’on n’identifiaient pas comme si significatifs. C’est touchant, aussi, d’humanité. L’ensemble est construit avec, et teinté de la mort de Pratchett et de sa maladie. De son déclin cognitif (une forme rare et précoce d’Alzheimer) sur de longues années et de la manière dont il y a fait face. Rob Wilkins en fait un récit digne, ému et émouvant, en réussissant aussi à parler de lui, de sa manière de le vivre et de sa relation avec Pratchett sans prendre trop de place et avec justesse. L’exercice n’était pas facile mais je le trouve très réussi, aussi bien par tout ce qu’il donne à découvrir et à comprendre que parce que sa forme et son ton sont fidèles à ce qu’était Pratchett et ce qu’est son œuvre. C’est un bel hommage et un bel adieu, qui m’a bien sur fait pleurer mais qui m’a aussi fait rire, qui m’a permis d’apprécier la personne qu’était Sir Terry au delà des nombreux et magnifiques livres qu’il nous a offerts (vendus, corrigerait-il).

Suite, et fin (contrairement à ce qui était initialement annoncé) de The city we became, The world we make nous ramène dans ce New York éveillé (avec ses multiples avatars) sous la menace cthulhienne de R’lyeh. Je n’avais pas complètement accroché au premier, j’ai trouvé celui-ci un peu plus prenant. De la même manière, je trouve qu’il y a au final trop de personnages pour qu’on puisse réellement s’y attacher et les explorer. Ici, il y a des évolutions et des découvertes vraiment malines pour chacun-e mais j’en garde une impression trop esquissée, avec qui plus est une dimension chorale qui du coup ne fonctionne pas réellement. J’ai trouvé par contre que la dimension de menace cthulhienne fonctionnait bien mieux dans ce tome, sans doute parce qu’elle est déplacée sur le terrain de la bataille culturelle (ce qui marche toujours en ce qui me concerne) et qu’elle est plus incarnée et en dialogue avec les autres personnages. Et autour de ça, j’ai bien aimé la mythologie de l’ensemble des villes éveillées, avec leurs vignettes, leurs bizarreries et leurs moments politiques. J’ai trouvé ça amusant et intriguant, mais là encore pas tellement creusé. En fait, c’est un livre, et une série, pleines d’idées originales et enthousiasmantes mais dont aucune n’a vraiment la place de se développer et qui n’arrivent pas à se connecter en un tout fonctionnel et harmonieux. Après, c’est bien écrit, ce n’est pas désagréable à lire, c’est même sympa. Mais il se trouve que de la part de Jemisin, j’attends bien mieux que du sympa. C’est ce que j’ai le moins aimé de tout ce qu’elle a écrit,  sans que ce soit mauvais, ce n’est clairement pas ce que je vais vous conseiller de lire. (Tant que je suis debout, si vous n’avez pas encore lu la trilogie de la Terre fracturée… ben… dans ces dix dernières années, j’ai pas bien mieux à conseiller).