Oh, de la belle technologie ancienne 😀

http://boingboing.net/2017/01/23/1000-year-old-windmills-still.html

 

Une petite révision de Bourdieu ?

http://www.revue-ballast.fr/labecedaire-de-pierre-bourdieu/

https://www.franceculture.fr/sociologie/pierre-bourdieu-nous-naissons-determines-et-nous-avons-une-petite-chance-de-devenir

 

Le privilège en une petite BD explicite :

http://www.boredpanda.com/privilege-explanation-comic-strip-on-a-plate-toby-morris/

 

Ouaip, même le défenseur des droits le dit…

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/01/20/le-defenseur-des-droits-denonce-les-controles-au-facies_5066029_1653578.html

 

Pour les lyonnais-e-s, rien de rassurant côté extrême-droite :

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Politique/Extreme-droite/L-extreme-droite-radicale-poursuit-son-implantation-dans-le-Vieux-Lyon

 

Rions avec Trump grâce aux néerlandais 🙂

http://www.madmoizelle.com/trump-troll-neerlandais-711267

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Cette série de Richard Morgan habite un entre-deux, tout à fait réussi, entre de la science-fiction et du roman noir. De fait, le cadre est largement futuriste, avec une humanité qui a colonisé un certain nombre de planètes d’une part, et qui est capable de se transférer d’un corps à l’autre, ou sur support informatique avec une virtuelle d’autre part. Les deux étant liés, puisque le fait de pouvoir se télécharger dans un nouveau corps permet de se rendre sur une autre planète sans contrainte de durée de trajet et de vitesse de la lumière. Dans ce cadre, on suit dans cette trilogie Takeshi Kovacs, un ancien agent spécial/commando/espion du gouvernement interplanétaire. Un baroudeur, extrêmement compétent pour plein de choses, mais avec une conscience et un passé douloureux, bref, un vrai profil de personnage principal de roman noir. Tout en gardant de l’humour et une certaine finesse, on reste dans les codes mais sans tomber dans le cliché non plus. Ce qui fait qu’il en est attachant. Chaque roman est construit comme une enquête, voire comme un enchainement de complots et de maneuvres plus ou moins politiques. Et ce sont des scénarios passablement élaborés et retors, mais qui sont agréable à suivre parce que le rythme et l’écriture sont prenants, et que même si on n’arrive pas à anticiper les grands plans, ils sont bien amenés et au final très cohérents et solides. En soit, ça suffirait déjà à en faire de très bons romans. Mais en plus, il se tisse au fil de ces trois romans quelque chose qui ressort vraiment de la science-fiction au sens classique du terme, avec des découvertes et révélations sur le monde, sur le comment de la colonisation des planètes et sur les martiens (je ne vous en dit pas plus, mais c’est chouette). Ajoutez à ça une dimension politique fine et bien construite et argumentée, et vous avez la recette pour une trilogie qui m’a beaucoup plu et dont j’attends idéalement une suite.

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Difficile de décrire ce bouquin tant il est foisonnant, mais il mérite d’être mis en avant. Sous-titré : traité de neurosagesse pour changer l’école et la société, il s’attaque à beaucoup de choses à la fois. Et tant mieux. Tant mieux parce que malgré quelques raccourcis et une structure parfois un peu confuse, il est plein d’enthousiasme et d’envie, et plein d’idées essentielles également. Idriss Aberkane a trois doctorats, et donc, globalement, il base ce qu’il raconte sur beaucoup de résultats de recherche et d’auteur-trice-s qui tiennent largement la route. Ce qui lui permet de proposer à la fois une synthèse vulgarisée de pas mal de choses en neurosciences, mais aussi de mettre en lien ces résultats, et ces connaissances sur la manière dont nous pensons et fonctionnons, avec beaucoup de questions sociales et politiques. En particulier sur la question de l’école et de l’éducation, mais aussi de l’économie de la connaissance, du marketing, des médias, de la politique, etc. Et ça donne largement à penser, de manière plutôt solide, et surtout ça donne envie, de tenir compte de tout ça et de changer pour mieux. Certes, il y a quelques maladresses, dues à mon sens à la rapidité avec laquelle sont traités tant de sujets, mais elles sont à mon sens très pardonnables tant les intentions sont claires et motivantes, et tant ça donne envie de se documenter plus là où on peut repérer des choses un peu trop rapides. C’est vraiment un livre qui donne envie de comprendre et qui donne envie de faire, ce qui est tout de même assez précieux. Et l’ambition, immense, de départ, est surprenamment bien tenue en un volume pas tellement épais au final. Qui plus est, l’auteur se réfère dans plusieurs champs différents à des auteur-trice-s que j’apprécie beaucoup et qui en ce qui me concerne donnent une assise et une légitimité à l’ensemble, comme Idries Shah et Jane McGonigal par exemple. Un ouvrage foisonnant, donc, et ambitieux, qui réussit à enthousiasmer et à donner envie tout en étant très raisonnablement accessible. Pour tout dire, ce genre de travail, par un auteur français, c’est beaucoup trop rare, et je ne peux que vous conseiller d’y jeter au moins un oeil, ça mérite.

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Voici donc le troisième et dernier tome de Burton et Swinburne, dont j’avais vraiment aimé les deux premiers opus. On retrouve donc les mêmes personnages, et presque le même contexte, sauf qu’assez rapidement, en fait non, pas vraiment. De fait, toute cette série est construite (attention, spoilers mais pas trop) sur des questions de voyage temporel, et il s’agit bien d’une série cohérente, pas d’un empilement d’épisodes, donc tout les éléments précédents montent en puissance et s’agencent pour arriver à une situation bien plus compliquée et cruciale que ce qui est simplement annoncé : une expédition aux sources du Nil pour retrouver le dernier joyau. Et de fait, ça fonctionne tout à fait en termes de scénario, ça tient debout et mène à une fin bien construite et satisfaisante. Mais. Mais du coup, le chemin parcouru dans ce troisième tombe est beaucoup moins enjoué, voire carrément sombre pour une bonne partie, ce qui fait que je n’y ai pas retrouvé la légèreté et le plaisir que j’ai eu en lisant les précédents. Ce qui n’est pas vraiment une critique, parce que ça fonctionne bien, mais ce qui est en tout cas une vraie différence de ton et d’ambiance qu’on peut plus ou moins apprécier selon les goûts. Certes, il y a encore de l’humour, et plein de références historiques malines. Certes, on y retrouve les personnages auxquels on est attaché. Mais pas avec le même plaisir ni la même légèreté.

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Subnautica est ma dernière incursion dans le monde du jeu vidéo, pour lequel je n’ai plus beaucoup de temps, et j’ai vraiment apprécié. Tout commence avec un crash, de vaisseau spatial, sur une planète océanique. On reprends conscience dans une petite capsule de sauvetage en mauvais état, flottant sur un océan alien, avec en toile de fond l’épave de notre vaisseau en train de se consumer (de manière tout à fait radioactive par ailleurs). A partir de là, il s’agit d’un jeu de survie et d’exploration, entièrement sous-marin. Et c’est beau, déjà. Avec des poissons bizarres, des paysages variés, de la bioluminescence dès que vient la nuit, et un vrai dépaysement. Pour le coup, le coté merveilleux de l’exploration est à mon sens entièrement rempli, beaucoup beaucoup plus que dans n’importe quel environnement plus classique. C’est aussi un jeu de survie, et de crafting, puisqu’il va s’agir de se bricoler de l’équipement de plus en plus élaboré, mais aussi de manger, de boire et de ne pas se faire bouffer. Parce que oui, tous les poissons ne sont pas sympas. Mais à ce titre, ça ne devient en rien un jeu de chasse ou de tir, même bien équipé. Au mieux, on se protège des prédateurs mais on ne les attaque pas. Ce qui contribue à une vraie ambiance de jeu d’horreur tranquille. Tranquille en ce sens qu’on ne court pas partout pour dézinguer les méchants, ni qu’on ne se fait sauter dessus par surprise. Mais d’horreur parce qu’on est tout seul dans un océan immense avec des trucs dedans et des gouffres abyssaux. Et en ce qui me concerne, ça marche carrément. Et, oui, le crafting est élaboré et bien foutu, et lié à l’exploration, et permet d’aller vers la construction d’une base sous-marine, de véhicules, etc. Véhicules qui permettront d’explorer plus profond, de découvrir de nouveaux environnements, de se perdre de manière plus variée aussi. C’est vraiment une expérience que j’ai beaucoup appréciée, et que je trouve extrêmement bien réalisée, sur un thème qui plus est orginal. Maintenant, le jeu n’est pas fini pour le moment, il est en early access, et je pense qu’il gagnera encore, et il sera a priori avec une vraie fin, que je n’ai pas encore atteinte. Mais pour les vingt premières heures de jeu, c’est du tout bon.

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Les pratiquants du jeu de rôle vieillissant, il apparait une production périphérique que je trouve intéressante, certes de jeux en format collector, mais aussi et surtout en ce qui nous concerne ici de réflexion sur le format du jeu de rôle lui-même, ses pratiques et ses intérêts. Ce petit ouvrage compile une série d’articles qui explorent les relations entre le jeu de rôle et l’histoire, avec des exemples et des points de vue divers. On s’y interroge donc sur la manière dont on peut jouer dans un cadre historique à la fois sans le trahir et sans s’y enfermer, classique mais bien posé. On y regarde de plus près les choix et les perspectives développées dans plusieurs jeux historiques, dont l’excellent Te deum pour un massacre, et ce écrit par les auteurs des jeux en questions. On y polémique sur des jeux et thèmes potentiellement polémiques, en particulier l’usage des nazis et du troisième reich dans différents formats de jeu de rôle et avec différents choix de traitement. Et on y parle méthode avec des propositions de solutions de construction de trames de scénarios ou de campagnes historiques. Globalement, rien d’incroyablement bouleversant, mais un boulot intéressant et agréable à lire pour celles et ceux que le sujet intéresse.

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Plus ça va, plus, pour des raisons de temps mais aussi d’usage professionnel, je me tourne vers de petits jeux idiots et malins. Pour le coup, Paku paku correspond parfaitement à la définition. Idiot, parce qu’il s’agit d’un concours de gloutonnerie entre pandas. Bon, outre le thème, c’est un jeu de dés de rapidité bordélique dans lequel, outre lancer des dés, on empile des bols et des assiettes au centre de la table. Ils sont en plastique, ils sont petits, et entre des lancers de dé en urgence, oui, on finit effectivement par tout faire tomber. Ce qui est tout l’intérêt de la chose. Et malin, parce que les mécanismes et les règles sont très simples, mais sérieusement efficaces pour produire de la tension et de la rigolade. Ce qui n’est pas étonnant, étant donné la qualité à laquelle nous a habitué le sieur Bauza, mais ce n’est pas son format le plus habituel et c’est une vraie réussite. Et tout celà est vraiment très rapide à jouer (et à expliquer). Certes, on y jouera pas des heures d’affilée, mais n’empêche, on en refera volontiers plusieurs parties de suite, et on pourra facilement le ressortir pour un apéro ou une pause idiote entre deux autres jeux. Donc, oui, c’est idiot, c’est malin, c’est vraiment bien.