Après le développement durable, le social financiarisé, et ça me fait encore moins envie…

https://theconversation.com/social-bonds-changement-dechelle-pour-une-finance-durable-de-marche-141403

 

Rien que les faits méritent d’être disqualifié politiquement, non ?

https://www.lesinrocks.com/2018/02/01/actualite/politique/les-avocats-de-gerald-darmanin-ne-nient-pas-les-faits-qui-lui-sont-reproches-mais-ny-voient-pas-un-viol/

Mais il parait que ça infuse…

https://www.huffingtonpost.fr/entry/comment-le-probleme-darmanin-infuse-dans-la-majorite_fr_5f1702adc5b615860bb7dfc3

Et une tribune de Valérie Rey-Robert sur le sujet :

https://www.mediapart.fr/journal/france/160720/le-gouvernement-assoit-l-impunite-des-hommes-violeurs?onglet=full

 

De la finance responsable, ça donne à réfléchir, un peu…

http://www.financeresponsable.org/entreprise.php

 

Des nouvelles des listes citoyennes aux municipales, ça fait plaisir :

https://reporterre.net/Sous-la-vague-verte-des-municipales-le-surprenant-succes-des-listes-citoyennes

 

Propaganda de multinationale par la musique : un bout d’histoire décalé et étonnant

https://boingboing.net/2020/07/17/i-just-learned-about-the-stran.html

 

Un chronique motivante d’Isa sur un sujet qui me parle :

http://blogs.bl0rg.net/finis_africae/2020/07/19/kro-sur-la-masculinite-militarisee-du-jeu-video/

 

Un édito intéressant chez les copains et copines de ludovox :

https://ludovox.fr/%E2%96%BA-e-d-i-t-o-on-rire-de/

 

Il se passe des trucs dans la génération automatique de donjons 😛

https://boingboing.net/2020/07/17/the-new-gpt-3-powered-version.html

 

Remplacer Blanc Manger Coco par des citations de Moby Dick, j’adore !

https://boingboing.net/2020/07/15/stop-playing-cards-against-hum.html

 

Oh, que ça donne envie de regarder She-Ra 😀

https://www.tor.com/2020/07/08/were-gonna-win-in-the-end-the-subversive-queer-triumph-of-she-ra/

 

Gary Larson revient ! Un tout petit peu, mais ça me réjouit

https://www.thefarside.com/new-stuff/115/taxidermist

 

Et une magnifique reprise d’Anne Sylvestre pour la route 😀

https://www.youtube.com/watch?v=ebOvxJcBkNM

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J’avais envie de creuser la question des liens entre capitalisme et patriarcat et Isa m’a conseillé ce petit volume d’une autrice de référence sur la question. Elle a vraiment bien fait, j’ai trouvé ça passionnant et tout à fait adapté à mes questionnements (et elle en fait une chronique plus détaillée que la mienne et que je vous conseille : http://blogs.bl0rg.net/finis_africae/2020/07/03/silvia-federici-le-capitalisme-patriarcal/). Silvia Federici pose son analyse à partir de l’approche marxiste (quand on veut comprendre le capitalisme : what else ?). Mais Marx a largement raté la question de la place des femmes et du travail reproductif, donc elle commence par le pointer et par analyser pourquoi. Ce qui donne les billes pour faire effectivement une part du boulot d’analyse oubliée jusque là. Et c’est brillant et très convaincant sur la manière dont le capitalisme s’est construit aussi sur la gratuité du travail reproductif. Et dont il se perpétue en intégrant cet élément comme constitutif, et donc comme impossible à remettre vraiment en cause. Ce que je trouve très important et très utile comme élément de compréhension et de lutte. Ca ouvre des perspectives, nécessairement radicales, et j’adhère. Je pense que c’est d’ailleurs le chapitre sur la construction de la ménagère qui m’a le plus marqué. De la manière dont cette place et cette fonction ont vraiment été construites à coups de choix politiques et culturels pour répondre à une logique et des besoins économiques. Là aussi, ça fait bouger des représentations de manière convaincante. Question contenu, c’est vraiment une lecture qui m’a passionnée et que je ne peux que recommander autour de ces questions. Et sur la forme, je ne cacherai pas que c’est assez dense et que ça demande quelques repères théoriques. Mais dans des proportions que je trouve raisonnables, d’autant que les grandes idées sont reprises et reformulées et que l’écriture est claire et accessible. C’est un livre qui va clairement me rester et qui me donne à la fois envie de lire les autres bouquins principaux de Federici et de creuser plus sérieusement la question des communs.

220720_Il_etait_une_fois_revolutions

Mathilde Larrère fait de la vulgarisation de l’histoire, et elle le fait bien, en écrivant de manière simple et vivante et en racontant des versions résumées et concises. Qui plus est, elle raconte ici l’histoire des révolutions, de manière engagée et critique, voire taquine. Autant dire que j’adhère pleinement au principe. Et la multiplication de ces récits révolutionnaires a un effet tout à fait intéressant dans ce que ça permet de reconnaître comme points communs et comme éléments récurrents. D’autant plus, et mieux, que le choix de format est de juxtaposer des récits centrés sur une date, un point crucial, en les agençant sous la forme d’un almanach unique et international. Ce qui peut être un peu troublant notamment quand on trouve deux moments de la même révolution à deux bouts du livre. Mais qui aide pour les parallèles et qui évite d’avoir l’impression de lire un essai historique traditionnel. Et ça permet de revenir piocher les différents moments ensuite de manière facile. Et, comme je le disais, l’écriture est vivante, parfois familière et du coup très plaisante et accessible. De la même manière, les illustrations m’ont vraiment plu, même si elles sont rares, tout comme les inserts de textes de chansons, recettes et autres bonus thématiques qui ajoutent de la chair et parfois de l’humour. C’est donc un bon boulot de vulgarisation pour se faire une base large de culture des révolutions, et avoir envie de creuser plus.

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Le secteur associatif représente une proportion importante des emplois du privé, et il a des pratiques d’encadrement et des types de contrats particuliers. Et pas nécessairement sympas ou en cohérence avec les valeurs et les intentions défendues. Ce qui produit dans un certain nombre de cas une souffrance au travail et une insécurité spécifique. C’est à une analyse critique et engagée de ce champ et de ses difficultés et contradictions que s’attaque ce petit volume, avec une matière mêlant enquête, vécu et analyse du contexte politique. Tant mieux : parce qu’il y a de quoi se questionner, parce que les problèmes soulevés sont réels et qu’on ne les regarde pas forcément assez à grande échelle. Dans un temps court, les autrices réussissent à éclairer l’évolution des politiques et financements publics, leur impact sur la viabilité des structures et leurs répercussions sur les emplois, précaires en particulier, avec un regard bienvenu sur la manière dont ils touchent en particulier des catégories sociales dominées (et parfois essentialisées). C’est du bon boulot, et c’est vraiment précieux que ce soit posé clairement et de manière aussi accessible. A partir de là, sont esquissées des pistes de lutte et d’amélioration, que je trouve à la fois intéressantes et un peu trop tranchées et dures vis-à-vis des salarié-es encadrant-es. Parce que j’en connais beaucoup et que je bosse avec,

sans doute. Et ça ne retire pas à la pertinence des questions que ça pose. Et qui vont certainement m’occuper un moment. Une très bonne ressource qui ne vous laissera pas tranquille si vous êtes directement concerné-es.

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The Last Unicorn est un roman étonnant, en tout cas pour quelqu’un avec mes références. Parce qu’il s’agit bien de médiéval-fantastique, avec une licorne comme personnage principal, mais sans avoir du tout les clichés et habitudes du genre. Enfin, il y a une source commune, celle des contes anglo-saxons, mais seulement celle-ci, de manière assez pure et avec un second degré certain. Et ce que l’auteur construit sur cette base est vraiment malin et plein de finesses. Mais en ce qui me concerne, ça ne fonctionne pas vraiment. Parce que j’ai du mal à me laisser vraiment embarquer dans ces références-là et à me plonger dans quelque chose d’aussi symbolique. Plus que vraiment narratif au final. Et je crois que le rythme de l’écriture amplifie cet effet. Et c’est vraiment bien écrit, comprenons-nous bien, avec du style et beaucoup de rythme, mais du coup des transitions très rapides et un enchaînement un peu disjoint, toujours dans le registre du conte, assez onirique. Du coup, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé mais je me suis senti un peu en décalage. Avec l’impression de passer en partie à côté, alors que c’ est bien écrit et très malin. Je pense que ça peut être une lecture vraiment excellente pour les personnes qui souscrivent au côté conte et symbolique parce que c’est maîtrisé et assez unique mais pour moi ça restera une expérience ambivalente.

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Voici donc le dernier-né des jeux Opla, que je guettais depuis longtemps à la fois parce que j’aime beaucoup le boulot que fait Florent Toscano et ses comparses et parce que celui-ci a une genèse unique : il a été élaboré en collaboration avec des équipes du CNRS sur la base de vrais contenus scientifiques en linguistique. Ce qui donne au jeu une épaisseur unique mais ce ne serait rien si ce n’était pas un bon jeu. Or c’est un jeu tout à fait excellent. Pur coopératif, Kosmopolit vous amène à gérer le restaurant le plus cosmopolite du monde. Le serveur-se dispose d’une appli smartphone grâce à laquelle il entend (casque obligatoire) les commandes des client-es dans leur langue d’origine (et ce sont de vrai-es locuteurices). Commandes transmises à l’oral, en prononçant au mieux, au maître d’hôtel qui note et coordonne les cuistot-es qui doivent retrouver les plats sur leurs menus du monde entier et les préparer. Tout ça en six minutes dans une ambiance de joyeux téléphone-arabe bordélique truffée d’incompréhensions et d’interprétations hasardeuses. Et c’est vraiment présent et très drôle. Et pas si facile, ce qui est important en coop, avec une difficulté ajustable et qui va croissant. J’aime vraiment beaucoup et c’est accessoirement le premier jeu avec appli où je trouve que c’est à la fois bien foutu et indispensable. Et en bonus, donc, il y a plein de contenu et un gros livret scientifique pour satisfaire sa curiosité après avoir joué. Au total, c’est vraiment un excellent jeu qui se démarque de la production un peu stéréotypée d’aujourd’hui.

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Un tout petit volume, acheté à moitié au hasard et à des fins plutôt professionnelles, mais qui est rapide et agréable à lire. Et qui fait le job : le job étant de montrer qu’il existe une tradition d’humour arabe, souvent politique, souvent de résistance (et par là que les arabes ne sont pas des sauvages sans humour, donc). Au niveau forme, on évite le pur recueil de blagues, même si il y en a une collection, plutôt bonne (dans laquelle on retrouve pas mal de l’incontournable Nasrudin). Elles sont introduites avec un chouette texte qui contextualise bien les enjeux et donne de quoi décrypter, et surtout entremêlées de biographies d’humoristes arabes (avec tout de même une femme, Sofia Aram, ce qui reste peu) qui là aussi éclaire les parcours et démarches et permet de profiter pleinement des extraits de textes et de sketches essentiels. J’ai trouvé l’équilibre de l’ensemble tout à fait bon et j’y ai trouvé le matériau que je cherchais. Pour un usage plus habituel, ça fait un petit bouquin léger et agréable qui se lit très vite qui peut se relire et aussi facilement s’offrir.

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En voilà un joli petit jeu, et malin qui plus est. Il s’agit de faire deviner un personnage de conte parmi douze autres visibles sur la table. Pour cela, celui ou celle qui fait deviner affiche d’autres personnages, en indiquant s’ils et elles sont semblables ou opposé-es au personnage secret. Mais sans indiquer en quoi. Charge aux autres d’interpréter pour éliminer progressivement des personnages et ne garder que celui ou celle qu’il faut. Ce qui fonctionne très bien et très rapidement. C’est facile à expliquer et à prendre en main, tout en étant astucieux. Seul bémol : il faut arriver à gérer les doubles négations (le personnage qu’on cherche n’est pas comme celui-là, mais cet autre oui donc lui je peux l’éliminer). Même difficulté, et d’ailleurs même fonctionnement général que Profiler (que j’aime beaucoup): c’en est quasiment une version simplifiée et accélérée. Ajoutons à ceci que le travail d’illustration est vraiment excellent et que c’est donc un très beau jeu. Un chouette petit jeu malin, donc, et faisable avec des âges hétérogènes, vu le thème. Il existe également des versions Mythes et Histoire, et la possibilité de les mélanger, ce qui à mon avis ajoute de l’intérêt et de la finesse, mais seulement pour les plus grand-es qui ont les références pour.

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220720_Chronomots

Un jeu de lettres petit format qui sans être révolutionnaire propose une expérience amusante et relativement ardue. Ardue d’abord parce que l’exercice n’est pas si simple : faire deviner un mot avec d’autres, mais dont les initiales sont imposées (pas évident pour mobiliser du vocabulaire) et en binôme (en essayant donc de se compléter). Et en temps limité. C’est donc un jeu qui fait dire qu’il faudra s’entraîner un peu. Et tant mieux parce que c’est un jeu purement coopératif : la difficulté est donc utile, voire nécessaire pour que ce soit motivant. Donc ça l’est. Avec même ce qu’il faut dans le mécanisme pour faire de vrais choix tactiques, voire stratégiques. Une base sobre au final en termes de règles, mais vraiment efficace. Je suis donc tout à fait convaincu de l’intérêt et ça me donne envie d’y jouer. J’y mettrai deux bémols : la difficulté de l’exercice de vocabulaire, en temps limité, peut être bloquante pour certain-es ; et plus largement, avec un public trop hétérogène ça peut également être moins agréable. A ceci prêt, si vous aimez les jeux de vocabulaire et de devinage malin, c’est un très bon petit format-pératif et rapide.

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Je suis toujours à la recherche de jeux à message ou pédagogiques qui soient un peu malins et un peu en phase avec ce que j’essaie de transmettre. Et on m’a donc signalé celui-ci, que je me suis empressé d’acquérir. Et je suis à demi déçu, pour tout dire. Mais seulement à demi. En fait, il s’agit strictement du mécanisme de jeu de Time’s Up. Donc il n’y a aucun création en termes ludiques, et je trouve ça décevant (si ce n’est des ajustements très marginaux mais plein de sens : on ne fait pas deviner un personnage en disant “C’est la femme de…”). Et de ce point de vue là, je suis donc déçu. Mais pas tant, parce que c’est une bonne mécanique de jeu. Et quitte à faire un jeu à message en piquant une mécanique existante, autant en prendre un bonne. C’est même bien mieux que d’en créer une médiocre. Donc, Time’s Up avec uniquement des femmes. Dans tous les domaines, et le pannel me semble intéressant et complet. Avec toujours la difficulté de faire deviner des personnes qu’on ne connait pas, mais c’est la base dans Time’s Up aussi, et ça ne bloque pas. Au contraire, ça donne envie de découvrir ensuite avec le livret de qui il d’agit. Donc ce n’est pas du tout un nouveau jeu mais c’est une bonne adaptation et ça colle parfaitement au propos et à l’intention. Avec en plus les extensions Feminist Warriors et Queer, vous aurez pour le coup un panel encore plus large et varié.

https://www.playgendergames.com/

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