Bon, ben pour moi qui aime tant les étés très chauds, ça s’annonce sympa…

https://www.la-croix.com/Sciences-et-ethique/Environnement/Lyon-prepare-etes-caniculaires-2018-06-19-1200948333

 

Pour celles et ceux qui veulent un panorama synthétique de la production de jeux de société, c’est la bible annuelle :

http://unmondedejeux.blog.lemonde.fr/2018/06/20/une-annee-de-jeux-de-societe-en-france-par-olivier-reix/

 

Le traitement du populisme m’interroge beaucoup, et ça c’est intéressant :

https://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/DORNA/10680

 

Non, mais si, on a un modèle social qui fonctionne, promis 😉

https://www.alternatives-economiques.fr/modele-social-francais-bel-bien-efficace/00085070

 

Je trouve ça à la fois génial et critiquable, mais ça me fait réfléchir :

https://www.wedemain.fr/Dans-cette-ecole-les-jeux-de-roles-remplacent-les-cours_a3380.html

 

Ecole aussi, mais par l’autre bout, avec une belle action collective :

http://www.slate.fr/story/164279/des-eleves-de-detroit-font-un-proces-contre-la-mediocrite-de-leurs-ecoles

 

Facebook, dark patterns : moi ça m’interroge aussi sur la ludification, tiens…

https://techcrunch.com/2018/06/27/study-calls-out-dark-patterns-in-facebook-and-google-that-push-users-towards-less-privacy/?guccounter=1

 

Une réflexion intéressante sur les algos et le champ social, qui fait peur :

https://m.usbeketrica.com/article/les-algorithmes-servent-de-palliatifs-a-l-empathie

 

Théorie de la justice et société innovante, une vraie question de fond :

http://theconversation.com/tech-for-good-quelle-theorie-de-la-justice-pour-les-societes-innovantes-98631

 

Un petit éclairage sur la Commune de Paris et la presse ? Merci Acrimed 🙂

https://www.acrimed.org/La-responsabilite-de-la-presse-dans-la-repression

 

Un petit coup de Gramsci, parce que oui, il est à la mode 😛

http://www.slate.fr/story/130298/antonio-gramsci-explique

 

En lien avec un bout de chronique ci-dessous, Yann Le Bossé donc :

https://www.youtube.com/watch?v=r7CkvdLLmmw

 

Dans mes inquiétudes / enjeux de fond de boulot, il y a ça :

https://blogs.mediapart.fr/edition/le-travail-social-en-question/article/050518/plaidoyer-contre-la-marchandisation-du-travail-social

 

Xkcd sur les programmes de fidélité 😀

https://xkcd.com/2006/

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120718_Delirium_brief

Ah, la suite de The Laundry, c’est toujours un plaisir. Et une drogue, parce que ça se lit beaucoup trop vite et qu’il va encore falloir attendre la suite un moment. Et quand je dis trop vite, c’est aussi parce que finalement, je pense que je manque un certain nombre de finesses dans la construction du scénario et des liens entre bouquins. Mais je m’amuse trop, et j’ai trop envie de connaitre la suite. Bref, c’est toujours aussi bon. Et maintenant, je vais spoiler a minima, mais spoiler quand même. On continue après les événements du précédent, qui ont eu un impact considérable : la Laverie est donc maintenant connue du public, et du gouvernement. Ce qui la met sous le feu de réformes, et en particulier d’une volonté d’optimisation des coûts et, au final, de privatisation de ses activités. Etant donné que ses activités sont d’empêcher les invasions de Grands Anciens et que les astres sont en train de s’aligner, vous imaginez bien que ça ne peut que très mal finir. Ce tome poursuit donc la tendance amorcée dans le précédent : on quitte le côté services secrets dans monde d’aujourd’hui pour passer dans une apocalypse mondiale progressive qui n’est plus du tout cachée vu son ampleur. Et c’est franchement amusant de se permettre comme ça d’y aller pleinement et de tout casser. En tout, moi, ça m’amuse, et visiblement Stross aussi. Si vous avez lu ne serait-ce que le début de cette série, ceci est donc un franc encouragement à continuer.

120718_Soutenir_sans_prescrire

Yann Le Bossé est un des, voire le, théoricien du Développement du Pouvoir d’Agir. Il s’agit en quelques mots d’une approche d’accompagnement/éducation populaire pensée pour, donc, mettre ou remettre les personnes accompagnées en position d’acteur de leur vie (pour eux, leurs proches ou la communauté à laquelle ils/elles s’identifient pour reprendre la formule officielle). Sur l’intention, ce n’est donc rien de très nouveau, mais c’est très bien pensé, et très ancré dans une démarche de recherche-action contemporaine, ce qui renouvelle et affine pas mal de choses. Et si Yann Le Bossé a écrit de manière élaborée sur le sujet, il s’est ici attaqué à une mission pas simple : proposer une version ultra-synthétique et abordable de sa méthode. Et c’est vraiment réussi. En cinquante petite pages, écrit gros, avec pas mal d’illustration, le coeur de ses intentions et les grands éléments conceptuels passent très bien. Et en gardant une finesse remarquable. Notamment en ce qui concerne les postures et intentions d’intervention, ce qui m’importe particulièrement. Alors, certes, il n’y a rien de ses références théoriques et des éléments qui justifient tout ça, mais pour ceux et celles que ces aspects intéressent, il y a ses autres livres. Celui-ci est juste parfait pour découvrir ou transmettre ses idées.

 

120718_Touth_ClawJ’aime vraiment bien Jo Walton, et c’est en partie dû au fait qu’elle ne se répète pas, voire qu’elle surprend presque systématiquement, avec des sujets et des styles très variés. Ici, on est vraiment dans de l’inattendu, voire du bizarre puisqu’il s’agit d’un roman victorien avec des dragons. Oui, oui, genre Jane Eyre, avec une histoire d’héritage, de mariages, de fiançailles, de bonnes manières… mais dont les personnages sont des dragons. Dont un qui est pasteur, pour vous dire. D’une religion de dragons, certes, mais enfin ça reste dans un esprit très très victorien à tous points de vue. Et, oui, ça fonctionne. Parce qu’il y a suffisamment d’éléments spécifiquement dragons pour qu’on n’ait pas à faire d’efforts pour se le rappeler. Et parce que c’est fait avec légèreté et humour, avec un scénario qui tient vraiment la route. Des rebondissments, des déchirements, des atermoiements, beaucoup de rougissements de jeunes dragonnes prudes aussi, mais qui se libèrent tout à fait de leur conditionnement et prennent de l’autonomie. Bref, oui, tous les éléments classiques d’un romain victorien, bien agencés, et du tout coup, en tout cas dans mon expérience, tout à fait émouvants au final. Oui, je sais, ça peut sembler étrange, mais je me complètement laissé prendre et ça a fonctionné pleinement à tous points de vue pour moi. Donc si vous voulez de l’inattendu qui fonctionne, une nouvelle fois, je vous invite à découvrir du Jo Walton.

120718_View_cheap_seats_Gaiman

J’étais déjà très admiratif de Neil Gaiman à la lecture de ses nombreux écrits, aussi bien pour ce qui est des comics, des romans ou de leurs adaptations. Mais je ne l’avais rencontré, finalement, qu’à travers ses écrits de fiction. Quelques lectures d’articles et de discours m’avait bien fait soupçonné qu’il y avait derrière quelqu’un de passablement intéressant, et ce livre fait plus que le confirmer. Il s’agit en effet d’un recueil d’écrits divers, de non-fiction. Articles de réflexion, témoignages, allocutions, introductions à d’autres livres, reportages, etc. Et, oui, Neil Gaiman est quelqu’un de passionnant, et de brillant. Mais de brillant avec une simplicité et une humanité qui sont à la fois rassurantes et touchantes. Il sait parler de choses importantes et profondes sans jamais paraître lointain ou abstrait (ou prétentieux). C’est toujours très ancré dans une humanité individuelle vécue et émotionnelle. Ce qui en fait une lecture des plus agréables, d’une part, mais surtout des plus touchantes et des plus motivantes. Parce qu’il donne envie de lire plus, d’écouter de la musique, de penser, d’interagir avec le monde et de créer en rappelant à la fois pourquoi c’est vital, et en donnant l’impression que ça ne demande pas de génie particulier, seulement un engagement et une conviction. Ce qui n’est pas rien. C’est un livre qui fait du bien, qui touche, qui redonne de l’envie et des forces, et tout ça mine de rien. C’est donc particulièrement recommandé en lecture par petits morceaux, pour se faire du bien sans douleur mais sans être du tout dans l’anecdotique.

120718_Fold_It

Un jeu d’un auteur coréen, édité par une boite qui fait majoritairement de mauvais jeux avec gadgets en plastique (mais qui a quand même édité Esquissé, qui est une merveille), avec un mécanisme complètement inédit : c’est Fold it. Soyons clairs, ça fait partie de cette catégorie de jeu qui inventent un nouveau mécanisme et c’est ça, et rien d’autre qui fait le jeu. Ici, il s’agit de plier de petites nappes pour que seules les images demandées soient encore visible. C’est donc un jeu de topologie, si on parle mathématiques. Et un jeu de casse-tête en 3D pour parler plus simple. Le principe est vraiment chouette, et intriguant : ça demande de penser différemment de tout autre jeu. Après, comme toujours dans ce genre de cas, ça plaira à certain-e-s et moins à d’autres, et l’aisance sera aussi inégalement répartie. Ce qui n’est pas grave en soi, mais étant donné que le peu de mécanismes autour du principe de base est fondamentalement compétitif, voire punitif, ça peut facilement rendre la chose beaucoup moins drôle. Spontanément, j’aurais tendance à conseiller, si vous n’êtes pas un groupe qui aime la compétition franchement, de jouer en challenge à la cool, sans compter de points ni rien. D’autant que la curiosité de voir comment les autres ont fait suffit souvent. Donc, oui, un très chouette mécanisme, très original, sans spécialement de jeu en plus, mais ça a son intérêt.

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Alors oui, aujourd’hui, comme ça, à froid, Battletech ne serait pas un jeu qui me tenterait, c’est clair : de la stratégie/gestion avec des robots géants, bon… mais. Mais c’est un jeu auquel j’ai beaucoup joué quand j’étais ado, avec du papier et des dés, et des figurines bricolées. Donc j’ai un vrai attachement nostalgique. Je ne pouvais pas rater une version informatique très belle et très fidèle au jeu d’origine. Et je me suis du coup complètement laissé embarquer. Parce que oui, ça fonctionne. D’une part, c’est beau. Bon, beau dans un cadre de décors en 3d de type plans de bataille, avec des robots géants dessus (et des petits moments de vaisseaux spatiaux), mais ça le fait. D’autre part, parce que d’un point de vue jeu, les dimensions fonctionnent très bien. La partie tactique et stratégique est riche, comme le jeu d’origine, et récompense vraiment des approches réfléchies, patientes et malines (ce n’est typiquement pas du tout le jeu où foncer tout droit parce qu’on est a priori le plus fort, oh non). Et la partie gestion est profonde et permet de faire des plans à long terme de manière très satisfaisante. Tout cela est porté par une trame de fond classique et d’une importance toute relative, mais elle fonctionne gentiment. Bref, c’est un jeu à jouer sur la longueur, sur de la campagne bien longue. Un reproche pour finir : il faut absolument activer l’option jeu rapide, et même comme ça il reste quelques longueurs dans les rythmes d’animation. Rien de grave, mais sans l’option accélérée, c’en est insupportable de lenteur.

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