Tristan se lance dans la diffusion des idées et méthodes testées à Saillans, et franchement, ça vaut carrément le coup, allez voir :

https://docs.google.com/forms/d/17rfAdEASpHxSEAlj82Aoa7dBNxIfMR1b0iTB4nt2zOw/viewform?edit_requested=true

D’ailleurs le monde lui fait aussi de la pub :

http://www.lemonde.fr/festival/visuel/2016/09/12/ceuxquifont-tristan-rechid-propage-la-pandemie-de-la-democratie-participative_4996473_4415198.html

 

Et dans la même dynamique, pour varier mais dans la même direction :

http://www.cooperativecitoyenne.fr/

 

Hé hé hé, non mais faut pas vous arrêter, amis canadiens🙂

http://dangerousminds.net/comments/bank_of_canada_urges_star_trek_fans_to_stop_spocking_their_fivers

 

A l’inverse, chers élus lyonnais, faudrait arrêter, hein…

http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Lyon-Collomb-critique-pour-sa-participation-au-vaeu-des-echevins

 

Pour ceux qui avaient suivi l’aventure des Parlements Libres des Jeunes, un regard de chercheur :

http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/jes34_convergences_et_divergences.pdf

 

Des nouvelles de la matière sombre qu’on sait toujours pas ce que c’est :

https://www.washingtonpost.com/news/speaking-of-science/wp/2016/08/25/a-new-class-of-galaxy-has-been-discovered-one-made-almost-entirely-of-dark-matter/

 

Le capitalisme extrême inspirant un nouveau courant littéraire :

http://boingboing.net/2016/07/02/chinas-ultra-unreal-lite.html

 

Pour les nostalgiques de l’époque amiga/atari :

http://www.journaldugeek.com/2016/08/09/internet-archive-publie-10-000-jeux-amiga-jouables-sur-navigateur/?utm_content=bufferdfa2a&utm_medium=social&utm_source=facebook.com&utm_campaign=buffer

 

Une belle expérience barcelonaise, ça peut donner des idées :

https://reporterre.net/Ni-capitalisme-ni-Etat-la-Cooperative-integrale-s-epanouit-a-Barcelone

 

Combattre la pub en collectif et avec des chats ?

http://www.liberation.fr/planete/2016/09/13/les-chats-envahissent-une-station-de-metro-londonienne_1495625

 

Si vous avez des envies de sports vraiment bizarres :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/13/quidditch-combat-medieval-rugby-sous-marin-quel-sport-improbable-est-fait-pour-vous_4997117_4355770.html

 

Adblock, une politique de plus en plus dégueulasse, et des alternatives bien meilleures existent :

http://boingboing.net/2016/09/13/adblock-now-selling-ads.html

 

Oh, des sacs pinpin😉

http://www.boredpanda.com/adorable-bunny-bags-from-japan/

 

The Female Man, de Joanna Russ

septembre 18, 2016

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Je ne connaissais pas du tout Joanna Russ, mais grace aux bons conseils de Tor.com et à la collection Masterworks of SF, j’ai pu découvrir, et ça a été une sorte de claque. Joanna Russ est d’abord militant féministe, depuis les années 70, et ensuite auteure de SF. Ou l’inverse, il faudrait lui demander, mais la dimension féministe est tellement centrale et bien exposée dans ce roman que j’aurais tendance à la mettre en premier. C’est un roman très bien écrit, mais très chaotique. Ceux et celles qui ne supportent pas les structures confuses et montées façon puzzle et qui ont besoin d’une narration linéaire peuvent malheureusement passer leur chemin, donc. Car l’idée de base est le croisement de quatre femmes issues de périodes, et surtout de sociétés, très différentes, en particulier dans la place des femmes dans ces dernières. En particulier, une des protagonistes est issue d’un lointain future dans lequel la société humaine est exclusivement féminine (et très avancée, scientifiquement et socialement). Sa découverte, en particulier, des modes de fonctionnement d’une société plus au moins américaine des années 50-60 permet un contraste très révélateur et qui plus est vraiment drôle. Parce que oui, c’est bien écrit. En particulier certains dialogues. Et certains monologues et exposés également. Au point que parfois, l’aspect didactique saute aux yeux. Ce qui ne m’a pas géné le moins du monde, ceci dit. Je ne sais pas si on peut dire que l’histoire va complètement quelque part, encore plutôt si, mais par contre le propos de fond oui, et il tape assez fort. J’ai vraiment beaucoup aimé et je vous recommande de tester.

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Que se passe-t-il quand un grand spécialiste des grottes ornées de la préhistoire européenne et une spécialiste des grottes ornées shamaniques sud-africaines récentes se mettent à bosser ensemble ? D’une, ça donne un éclairage sur les grottes ornées innovant, passionnant et bien argumenté. De deux, ça vexe à mort une bonne part des préhistoriens établis. Et ce livre raconte les deux de manière prenante et vivante. La première partie explique ce que sont les pratiques shamaniques, ce que la science actuelle a à dire, notamment neurologiquement sur le sujet, et comment ça permet de donner une interprétation du pourquoi et du comment des peintures rupestres qui, sans être prouvable, est diablement convaincante. Et enthousiasmante. Vraiment, j’ai trouvé que ça se lisait comme un roman. Qui plus est, c’est court, efficace et pas verbeux pour un sou. Et vous pouvez n’en lire que cette partie, qui est de fait l’ouvrage d’origine. Mais. Mais cette approche a provoqué des réactions hystériques de la part de beaucoup de préhistoriens, et des attaques aussi basses et de mauvaise foi que les milieux scientifiques sont capables de produire. Et les deux auteurs ont donc ajouté une seconde partie où ils répondent, mais aussi exposent à quels points des méthodes et comportements de ce genre ne devraient pas avoir leur place dans de tels débats. Et, oui, c’est tout à fait intéressant aussi même si ça attriste un peu. Tout au moins, leurs méthodes et postures décrédibilisent un grand coup les chercheurs et chercheuses en question. Bref, un livre dont le propos principal m’a passionné et donc la seconde partie m’a à la fois amusé et attristé.

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Je ne suis pas le seul à avoir lu “Les chamanes de la préhistoire”, visiblement, Kim Stanley Robinson aussi. Et tant mieux, vu ce qu’il en fait. Shaman est un roman préhistorique donc, pendant l’age glaciaire, et sans doute situé, même si ce n’est pas dit directement, autour de la grotte Chauvet. Comme à son habitude, Robinson s’est très sérieusement documenté, et c’est un roman qui mérite très clairement la qualification de science-fiction. On s’y retrouve réellement et puissamment plongé dans la vie d’une tribu de la préhistoire. Avec ses difficultés à gérer les stocks de nourriture pendant toute l’année, ses questionnements scientifiques, techniques et spirituels, mais aussi sociaux. Avec ses rites de passage également puisqu’on suit en particulier un jeune garçon, Loon, appelé à devenir shaman. Je suis très admiratif de la manière dont Robinson arrive à créer une ambiance riche et crédible, et à donner une place évidente, mais aussi incontournable et poétique à la nature. C’est aussi un roman dans lequel j’ai eu longtemps l’impression qu’il ne se passerait rien si ce n’est la vie habituelle de la tribu. Et, honnêtement, ça m’aurait largement suffi. Sauf que non, il se passe quand même pas mal de choses. Et c’en est d’autant plus prenant, et émouvant. Parce que c’est vraiment un roman dans lequel je me suis laissé complètement emporter, un roman dont on se prends à rêver, qui laisse un trace pas complètement verbalisable. A ne pas rater.

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L’idée de départ de ce livre est simple et amusante : et si un monde traditionnel de fantasy se trouvait colonisé par l’industrie du tourisme de notre monde. Chaque année, pendant trois mois, des groupes de touristes sont accompagnés sur des itinéraires d’aventure où ils vont rencontrer de nombreuses péripéties, trouver des éléments de prophétie, traverser de grandes batailles et au final abattre le Sombre Seigneur. Et, oui, chacun des groupe devra vivre l’ensemble, ce qui suppose donc une logistique et des dégats collatéraux considérables. Mais l’organisateur des tours tient, par un moyen qu’on ne connait, les plus grands magiciens, les seigneurs nains, les dragons, etc. Bref, ils sont obligés, mais ça ne plait à personne. Jusqu’au jour où la cheffe des magiciens décide d’aller consulter l’oracle pour savoir comment mettre fin au tourisme… Et tout ça, aussi bizarre que ça semble, fait un excellent roman. C’est écrit de manière simple mais très efficace, et souvent touchante, ce qui va avec le fait que DIana Wynne Jones est d’abord une auteure jeunesse. Les personnages sont variés, très variés, et vraiment touchants et bien amenés. Et le scénario de fond est surprenamment plein de surprises et de bonnes idées. Vraiment un roman à découvrir si vous aimez la fantasy un peu décalé et drôle.

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Je ne vais pas vous surprendre en vous disant que, ayant beaucoup aimé Dark Lord of Derkholm, j’ai lu le tome suivant. Et, bon, j’ai été un peu déçu. Pas complètement, c’est resté une lecture plaisante, mais tout de même, ce n’est pas du tout du même niveau que le précédent. D’une part, et ça explique une partie de ma déception, ça se passe dans le même monde, mais pas vraiment avec les mêmes personnages. Alors qu’honnêtement, le fait de les retrouver faisait partie de mes motivations. Bon, on les voit passer quand même un peu, mais ils sont en arrière-plan. Et d’autre part, je n’ai pas trouvé le scénario très convaincant. Il y a plein d’idées rigolotes et inventives, mais le fil rouge de l’ensemble est un peu inexistant et mène à une fin pleine de surprises qui n’en sont en fait pas tellement elles sont téléphonées. De fait, on suit un groupe d’étudiants en magie, pendant leur année d’université, et chacun à ses casseroles familiales. Au final, ils finissent tous les uns avec les autres et tous leurs problèmes familiaux se résolvent en se croisant et se complétant. Probalement que ça a une chance de bien marcher avec un public plus jeune qui voir moins venir l’ensemble..

L’amour, de Ronald de Sousa

septembre 18, 2016

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Ronald de Sousa est philosophe, mais je vous rassure tout de suite, il n’est vraiment pas dans les pires sur la forme : il s’exprime de manière raisonnablement simple, avec pas mal d’humour, et sans faire tout le temps des références à tel ou tel philosophe passé. Il fait quand même des références, ceci étant, et en particulier dans la première partie de ce petit ouvrage dont l’intention est de faire une sorte d’état des lieux des perspectives philosophiques sur l’Amour. L’Amour au sens amoureux et sexuel, ce qui permet de limiter un peu le champ. J’ai trouvé la première partie relativement répétitive, puisque l’auteur y passe en revue les différentes approches et réflexions sur l’amour de différentes écoles de philosophie pour montrer leurs limites et le fait que ça n’apporte pas tellement de réposnes satisfaisantes. Je ne dis pas que ce n’est pas intéressant, mais disons que ce n’est pas vraiment ça que je venais chercher. La seconde partie m’a plus plu, puisqu’elle intègre des apports des sciences cognitives et de la recherche actuelle avec des réflexions philosophiques pour éclairer un peu mieux le sujet et proposer une approche plus ouverte et plus en accord avec la manière dont je peux penser ce genre de choses. Ceci étant, je n’ai pas trouvé ça ni bouleversant, ni passionnant à lire, malgré des idées intéressantes et un style plutôt détendu.